1. Stages : les formations qui "paient" le mieux
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Stages : les formations qui "paient" le mieux

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En France, certains stagiaires gagneraient plus de 1.000 € ! // © Adobe Stock / Goodluz
En France, certains stagiaires gagneraient plus de 1.000 € ! // © Adobe Stock / Goodluz

INFOGRAPHIE. Près d'un étudiant sur deux effectuant un stage touche une rémunération. Mais seul un tiers (33%) bénéficie d'une gratification supérieure à 600 € par mois. Des chiffres globaux qui varient fortement selon que vous suivez une formation en licence générale ou en école d'ingénieurs.

1.280 € par mois ! C'est ce que toucherait en moyenne un stagiaire s'il étudie en master de finance. Il ne toucherait par contre que 641 € en suivant formation de BTS en communication. Ces montants sont issus d'une étude d'AJ Stages basée sur 1.200 réponses. Une autre étude d'un cabinet spécialisé dans le recrutement des jeunes diplômés (La Relève) annonce carrément que la rémunération moyenne d'un stagiaire en France en 2019 serait de 1.036 € ! Un montant qui doit en étonner plus d'un parmi vous ! Ces enquêtes sont en fait très parcellaires. Voici quelques informations clés pour y voir plus clair.

Stage : gratification obligatoire au-delà de deux mois

Primo, quand un stage donne lieu à rémunération, on parle de gratification : un stagiaire n'est pas considéré comme un salarié de l'entreprise et ne touche donc ni rémunération, ni salaire, ni des indemnités.
Deuxio, la gratification est obligatoire si la durée du stage dépasse deux mois consécutifs durant l'année scolaire ou universitaire, soit 44 jours à 7 heures par jour. En deçà, l'organisme où vous effectuez votre stage n'est pas tenu de vous délivrer de gratification. En 2017–2018, selon l'enquête annuelle exhaustive du ministère de l'enseignement supérieur (MESRI), seuls 46% des étudiants ayant effectué un stage ont touché une rétribution.
Tertio, le montant minimal de gratification est de 15% du plafond horaire de la sécurité sociale, c'est-à-dire 3,75 € par heure de stage cette année, soit 580 € environ par mois.
Enfin, comme le montre notre infographie ci-dessous, l'accès au stage est très inégal selon les cursus suivis. Il en va de même de la gratification accordée.

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Inégalités d'accès au stage selon les cursus

Un tiers seulement des étudiants inscrits dans l'enseignement supérieur a effectué un stage, selon l'étude du MESRI. C'est en licence professionnelle et dans les formations d'ingénieurs que l'on effectue le plus souvent un stage. En licence pro, 80% des étudiants effectuent un stage ; en formation d'ingénieurs ce sont 71% des élèves. A l'inverse, seulement 16% des étudiants en licence générale réalisent un stage et 37% des étudiants préparant un diplôme en institut d'études politiques (IEP).
Mais quelle que soit la formation suivie, la proportion de stagiaires augmente avec le niveau d'études. Par exemple, en 1ère année de licence générale, seuls 3% des étudiants effectuent un stage. Ils sont 40% en 3e année.

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Gratification variable d'une formation à l'autre

La majorité des stages (55%) dure au moins deux mois. Pour les formations d'ingénieurs, c'est presque la totalité (98% précisément), tout comme en licence professionnelle (86%). 46% des stages sont rétribués, mais, là encore, tout dépend des cursus. Systématique (ou presque) en licence professionnelle (92% de stages rétribués), très répandue en formation d'ingénieurs (72% de stages rétribués), la gratification est beaucoup plus rare en licence générale avec seulement 19% de stages concernés.

Un stage sur trois rétribué plus de 600 €

Toutes filières confondues, un tiers des stages rémunérés l'est à hauteur de 600 € ou plus. C'est dans les formations d'ingénieurs et en IEP que l'on a le plus de chances de gagner plus : 72% des stages d'élèves ingénieurs sont rétribués au moins 600 € et 39% des stages effectués par les étudiants en sciences politiques. Mal lotis par contre, 89% des étudiants en licence professionnelle et 81% de ceux en DUT doivent se contenter de la gratification minimale.