1. Tabac : et si on arrêtait de fumer ?

Tabac : et si on arrêtait de fumer ?

Envoyer cet article à un ami

Si boire un verre en soirée ou s’en griller une de temps en temps n’est pas nocif, une consommation plus régulière doit vous alerter. Avez-vous atteint le seuil de dangerosité ? Voici de quoi vous éclairer.

Après avoir concerné les établissements scolaires et universitaires, les administrations, les établissements de santé et les entreprises, l’interdiction de fumer est effective dans tous les lieux publics en France depuis le 1er janvier 2008 : débits de boisson, débits de tabac, restaurants, discothèques, hôtels et casinos.

À noter que les publics protégés par ces interdictions ne sont pas tant les fumeurs eux-mêmes, qui peuvent toujours s’en griller une sur le trottoir ou à domicile, que les clients non fumeurs et les employés de l’hôtellerie-restauration, victimes de tabagisme passif. Quand on sait que le tabac coûte de plus en plus cher, est interdit partout ou presque, rend malade mais pas plus intelligent, on se dit : et si on arrêtait ?

Des cigarettes pleines de produits toxiques
Chaque année, 60.000 personnes meurent des suites de la consommation de tabac. Sont en cause tous les produits toxiques (goudron, cyanure, arsenic, ammoniaque…) contenus dans les cigarettes. Malgré cela, 1 Français sur 3 fume, dont la moitié des 18-19 ans et un quart des 12-17 ans. Les jeunes commencent vers 14 ans et deviennent fumeurs réguliers vers 16 ans.

Venir à bout de la dépendance physique et psychique
Mais pourquoi est-ce aussi dur d’arrêter ? Il faut savoir que la cigarette contient de la nicotine, qui facilite la création d’un neurotransmetteur, appelé dopamine, indispensable au corps. La dopamine, lors de l’absorption de drogues, alimente le circuit du plaisir de notre cerveau, dit circuit de la récompense. Et le cerveau s’adapte à l’apport de dopamine. Lorsque l’on consomme des drogues (tabac, alcool, etc.), l’afflux de cette dernière augmente, et il en va donc de même des besoins du cerveau. C’est ainsi que naît la dépendance.

À cette dépendance physiologique s’ajoute une dépendance psychique : sentiments de puissance, de liberté, de concentration… qui sont, est-il besoin de le préciser, totalement illusoires. Voilà pourquoi la seule volonté ne suffit pas toujours… N’hésitez pas, là encore, à vous faire aider.

Tabac : faites-vous aider

Se faire aider par un spécialiste de l’addiction au tabac est le meilleur moyen d’arrêter. La liste des consultations en France est disponible auprès de l’Office français de prévention du tabagisme (tél. 01.43.25.19.65). Des conseils aussi à Tabac info service (tél. 39.89, à 0,15 €/min).

Géraldine Dauvergne et Marie-Anne Nourry
Juillet 2012

À lire aussi

- Tabac : arrêter de fumer pour pas cher.
- Soirée médecine : “biture express chez les étudiants”.
- L'alcool et la mysoginie, les ingrédients d'un bizutage “réussi”.
- Test : êtes-vous fêtard ?
- Test : savez-vous prendre soin de vous ?
Sommaire du dossier
Retour au dossier Alcool : évaluez votre addiction Alcool : prudence les soirs de fête Boire ou conduire… Des problèmes avec l'alcool ? Modifiez votre rythme Tabac : et si on arrêtait de fumer ? Tabac : évaluez votre dépendance