1. Consulter un psy : comment ça se passe quand on est lycéen ou étudiant ?
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Consulter un psy : comment ça se passe quand on est lycéen ou étudiant ?

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Vous souffrez de stress, de problèmes personnels, de troubles du comportement alimentaire, vous vous sentez dans un état dépressif… Bref, vous n’allez pas bien et vous vous posez beaucoup de questions quant à l’opportunité d’aller voir un “psy”. À quel spécialiste vous adresser ? En quoi peut-il vous aider ? La consultation est-elle payante ? Va-t-il en parler aux parents ou aux professeurs ? Voici de quoi vous éclairer.

“Si vous ressentez un mal-être, il ne faut pas hésiter à en parler d’abord avec votre médecin traitant ou à vous rendre dans les services de santé scolaire ou de médecine préventive universitaire, des services publics et gratuits”, préconise d’emblée Patrice Huerre, psychiatre et psychanalyste, chef de service de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent de l’établissement public de santé mentale Erasme à Antony (92) et coordinateur de la Maison des adolescents des Hauts-de-Seine sud.

Recourir à un psychologue ou à un psychiatre ?


Contrairement au psychologue, formé en faculté de psychologie et qui travaille sur la parole, le psychiatre est un médecin spécialisé. Il peut donc vous prescrire un traitement médicamenteux ou une hospitalisation si nécessaire. “En simplifiant, on va voir le psychiatre quand on a vraiment un problème conséquent et le psychologue si l’on veut parler d’un mal-être”, explique Patrice Huerre.
Par “problème conséquent”, il faut entendre la dépression grave, les idées suicidaires, les angoisses très envahissantes, les idées délirantes, les peurs massives, les troubles du sommeil débordants, ou encore les troubles du comportement alimentaire. “Et si vous allez mal, très mal, et que vous avez des idées suicidaires, n’hésitez pas à vous adresser directement aux urgences”, insiste le psychiatre.

Psychothérapie ou psychanalyse : quelle est la différence ?


Il existe différentes techniques psychologiques, dont les psychothérapies comportementales. Lorsque le sujet souffre de quelque chose de bien particulier et d’identifié, comme un stress aux examens ou la peur de prendre l’avion, par exemple, ce type de thérapie peut convenir. L’approche psychanalytique se propose quant à elle d’aller débusquer des causes plus profondes, en emmenant notamment le sujet sur le terrain des rêves. Pour Patrice Huerre, il est important de voir un médecin et de demander conseil avant de se lancer dans une psychanalyse, car “cette démarche demande une maturation”.

Quid du coût des consultations ?


Autre paramètre dont il faut tenir compte : le coût de la consultation. Chez un psychologue exerçant en libéral, celle-ci est payante et non remboursée. Si vous vous adressez à un médecin psychiatre, elle peut être remboursée à 100 %, comme une consultation médicalisée. Demandez tout de même s’il y a un dépassement d’honoraires et renseignez-vous pour savoir s’il sera pris en charge, en partie ou totalement, par votre mutuelle.

Comment trouver le bon psy ?


Alors, vers quel professionnel vous tourner ? Quel que soit votre choix (psychologue, psychiatre ou psychanalyste), il est essentiel de vous sentir en confiance lors du premier rendez-vous. Cela veut notamment dire, avoir envie d’y retourner après une première consultation. Le plus souvent, rassurez-vous, il n’y aura pas de silence pesant lors de la consultation. Comme le préconise par exemple Patrice Huerre, il s’agit davantage d’un dialogue. Si vous n’êtes pas à l’aise, ne vous sentez toutefois pas obligé de poursuivre. Continuez à chercher le psy qui vous ira bien.

Pensez aux lieux publics d’accueil de proximité
Près de chez vous, il y a forcément un lieu public et gratuit pour vous accueillir.
- Les deux tiers des départements disposent désormais d’une Maison des adolescents, espace d’accueil et de soin dédié spécifiquement aux jeunes en difficulté et à leur famille.
- Vous pouvez aussi bénéficier gratuitement et sans rendez-vous d’un entretien avec un médecin ou un psychologue dans les espaces Santé Jeunes et les PAEJ (Points accueil et écoute jeunes). Dans votre ville ou canton, se trouve un CMPP (centre médico-psycho-pédagogique) ou un CMP (centre médico-psychologique).
> Pour trouver le lieu public d’accueil le plus proche de votre domicile, faites une recherche sur Internet, dans l’annuaire, ou adressez-vous au service social de votre mairie. Parfois débordés, ils sauront vous faire une place si votre demande est urgente.
> Sachez aussi que vous pouvez prendre un rendez-vous seul, même si vous êtes mineur. En revanche, si un suivi au long cours est envisagé, vos parents doivent être informés et donner leur accord. Mais cela ne signifie en aucun cas que ce que vous direz à votre psy ne restera pas entre vous et lui.
Sommaire du dossier
Quel est le rôle du psy du lycée ? Quel est le rôle du psy à la fac ? Ce qu’on raconte au psy reste-t-il secret ?