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Mutuelle complémentaire santé, comment choisir ?

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Il est souvent possible de souscrire à une mutuelle lors de votre inscription dans votre établissement. // © Nicolas TAVERNIER/REA - Sebastien ORTOLA/REA
Il est souvent possible de souscrire à une mutuelle lors de votre inscription dans votre établissement. // © Nicolas TAVERNIER/REA - Sebastien ORTOLA/REA

Quelle est la différence entre la Sécurité sociale et la mutuelle ? Comment choisir sa complémentaire santé ? Quelles démarches faut-il faire pour s’assurer d’être remboursé correctement ? Décryptage de tout ce qu’il faut savoir.

La Sécurité sociale (obligatoire) prenant en charge environ 70 % des dépenses de santé, il est conseillé de souscrire à la complémentaire santé d’une mutuelle, même si elle reste facultative. "C’est souvent indispensable, même pour un étudiant en bonne santé, car un accident ou une difficulté de santé impliquant une hospitalisation peuvent s’avérer très coûteux, alors qu’ils sont systématiquement pris en charge par les complémentaires santé", explique Romain Boix, président de la LMDE.

Sans cette couverture, les frais qui restent à votre charge peuvent rapidement devenir exorbitants. Sachez par exemple qu’un séjour à l’hôpital ou des soins dentaires sont mal remboursés par la Sécurité sociale. Faire l’impasse sur une mutuelle est donc risqué.

Lire aussi : Sécurité sociale : comment ça marche pour les étudiants ?

Parfois, certains spécialistes pratiquent des prix supérieurs aux tarifs conventionnés fixés pour chaque acte médical par la Sécurité sociale (c’est ce qu’on appelle le dépassement d’honoraires). Ce qui peut expliquer des taux de remboursements supérieurs à 100 % proposés par certaines offres de mutuelles.

À noter : à partir de la rentrée 2018 – pour les nouveaux étudiants – puis à partir de la rentrée 2019 pour tous les étudiants, les mutuelles étudiantes ne s’occuperont plus de leur sécurité sociale.

Comment choisir sa mutuelle ?

Les formules de complémentaire santé sont variées et coûtent, selon les prestations couvertes, entre 8 et 40 € par mois en moyenne.

Près de la moitié des étudiants font le choix de se rattacher à la mutuelle complémentaire de leurs parents. "Il est évident qu’il est plus avantageux de bénéficier d’une mutuelle parentale, cela permet qu’au moins 50 % du tarif soit pris en charge par l’entreprise des parents", souligne Hadrien Le Roux, président de la Smerep.

Vous pouvez aussi faire le choix d’une mutuelle étudiante. Leur particularité : une offre plus adaptée aux jeunes au niveau des remboursements ciblés (frais de spécialistes ou encore remboursement de la pilule ou des aides au sevrage tabagique).

"À la Smerep, notre offre "sur-mesure" plaît beaucoup car elle permet de choisir des modules de remboursements selon ses besoins (lunettes, soins dentaires…)", illustre Hadrien Le Roux, le président cette mutuelle étudiante.

Il est nécessaire de prendre en compte ses propres besoins de santé : inutile de souscrire à une complémentaire santé très coûteuse – car remboursant des soins optiques – lorsqu’on ne porte pas de lunettes ! À l’inverse, certaines prestations s’avèrent indispensables en fonction de sa santé ou de son mode de vie, par exemple si on voyage à l’international", ajoute le président de la LMDE. Prenez donc bien le temps de comparer les offres des mutuelles, qu’elles soient étudiantes ou pas.

Depuis début avril 2018, la mutuelle étudiante LMDE s’est engagée à rembourser 20 à 25 € par an de protections hygiéniques par adhérente. Il suffira pour cela d’envoyer son ticket de caisse sur son espace personnel, quelque soit la protection utilisée : cup, tampon, serviette, serviette lavable, culotte de règles…

Quelles aides financières ?

Il existe des aides pour les étudiants en difficulté financière. Comme la CMU (Couverture maladie universelle), qui permet aux plus défavorisés d'en bénéficier gratuitement. Si vous n'êtes pas éligible à la CMU, vous pouvez bénéficier d'une aide au paiement d’une complémentaire santé sous conditions de ressources.

Lire aussi : Aides étudiantes : à quoi avez-vous droit, région par région ?

De leur côté certaines régions proposent des aides à leurs étudiants. Par exemple, l’Île-de-France subventionne à hauteur de 200 € une complémentaire santé pour les boursiers sur critères sociaux échelon 0 à 4. D’autres régions préfèrent délivrer des "chèques" pour des consultations de spécialistes.

Enfin, n'oubliez pas les centres de santé conventionnés qui pratiquent le tiers payant (pas d'avance de frais), ainsi que les centres de santé universitaires installés sur les campus.