1. Santé étudiante : ce qui vous est remboursé (ou non) par la Sécurité sociale
Boîte à outils

Santé étudiante : ce qui vous est remboursé (ou non) par la Sécurité sociale

Envoyer cet article à un ami
Certaines pilules contraceptives sont remboursées par la Sécurité sociale, d'autres pas. // © Patrick ALLARD/REA
Certaines pilules contraceptives sont remboursées par la Sécurité sociale, d'autres pas. // © Patrick ALLARD/REA

Consultation chez le médecin, médicaments, contraception... Dans de nombreux cas, la Sécurité sociale prend en charge 60 à 80 % des frais de santé des étudiants.

À partir de la rentrée 2019, tous les étudiants sans exception seront désormais affiliés au régime général de la Sécurité sociale. Il s'agit, la plupart du temps, de celui de vos parents. Une situation qui ne change rien au remboursement de vos soins médicaux. Mais toutes les prestations sont-elles prises en charge pour autant ? L'Etudiant vous aide à y voir plus clair.

La consultation chez le médecin

Le remboursement d’une consultation chez un généraliste s’élève à 70 % du tarif conventionnel, soit 16,50 €. Si le cabinet pratique des dépassements d’honoraires, en fixant lui-même ses tarifs (conventionné en secteur 2), la prise en charge reste malgré tout de 16,50 €. C’est également le cas lorsque le médecin intervient en dehors de ses horaires d’ouverture. L’assurance maladie ne prend pas en charge l’augmentation du prix de la consultation.

Concernant le dentiste, la Sécurité sociale vous rembourse 70 % de la consultation, sur la base du tarif conventionnel, soit 16,10 €.

Lire aussi : Fini la Sécurité sociale étudiante, place à une "contribution" de 90 euros

La consultation d'un spécialiste (dermatologue, gynécologue, cardiologue, ophtalmologue, ORL…) peut également être remboursée à hauteur de 70 %, calculée sur des bases allant de 23 à 51 €. Si vous n'avez pas désigné un médecin traitant, vous serez encore moins bien remboursé (à hauteur de 30 %).

À l'exception de vos visites chez l’ophtalmologue, le gynécologue, le psychiatre (ou neuropsychiatre pour les 16–25 ans), ou le stomatologue (sauf pour des actes chirurgicaux lourds). Ces consultations bénéficient d'un accès direct, vous n'avez pas à passer au préalable par votre médecin traitant. Vous serez donc automatiquement remboursé à hauteur de 70 %.

La contraception

Les pilules (y compris d’urgence), implants et stérilets sont remboursables à 65 %, pour les majeures. Mais les patchs contraceptifs, les préservatifs féminins et certaines pilules ne sont pas pris en charge.

Depuis le 10 décembre 2018, les préservatifs sont remboursés à hauteur de 60 % par la Sécurité sociale sur ordonnance. Seules les marques Eden et Sortez couverts ! sont concernées. La prescription peut être attribuée aux hommes comme aux femmes. Ainsi, pour une boîte de six préservatifs (1,30 €), la Sécurité sociale rembourse 0,78 €. De leur côté, les mutuelles peuvent proposer un forfait annuel de remboursement pour la contraception.

Toutefois, les préservatifs masculins sont déjà délivrés gratuitement dans les centres de planification et d’éducation familiale et les centres de dépistage.

Lire aussi : Santé : au revoir la SMEREP, bonjour HEYME, la nouvelle mutuelle pour les étudiants

Les médicaments et la vaccination

Le remboursement n'est pas automatique. Les médicaments le sont seulement s’ils ont été prescrits par votre médecin. Le taux varie de 15 à 100 % selon le type de médicament. Pour les vaccins, seuls 16 d'entre eux sont remboursés à hauteur de 65 % sur prescription médicale. Leur liste est fixée par arrêté ministériel. Elle comprend les vaccins obligatoires, comme le tétanos ou la poliomyélite, et ceux recommandés, comme l’hépatite B, la rougeole ou la varicelle.

Attention : les vaccins obligatoires pour se rendre dans certains pays (contre la fièvre jaune, le choléra…) ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie.

Les lentilles et les lunettes

Les lunettes (monture et verres), comme les lentilles, sont prises charge par l’assurance maladie à un taux de 60 %. Les bases allant de 2,29 à 24,54 € pour les lunettes et jusqu'à 39,48 € par œil pour les lentilles.

La consultation chez un kinésithérapeute ou un ostéopathe

Les consultations chez un masseur-kinésithérapeute peuvent être remboursées à hauteur de 60 % par la Sécurité sociale, mais doivent avoir été prescrites par votre médecin traitant. Celles de l’ostéopathe ne sont pas prises en charge.

Lire aussi : Sécurité sociale : comment ça marche pour les étudiants ?

L'hospitalisation

Une hospitalisation est remboursée à 80 % au sein d’un hôpital ou d’une clinique conventionnée. Mais certains frais restent à votre charge comme le forfait journalier (20 €) ou les suppléments pour le confort (chambre individuelle, télévision…).

L'IVG (interruption volontaire de grossesse)

Elle est remboursée intégralement. Quelle que soit la méthode (médicamenteuse ou instrumentale), l’IVG est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Dans certains cas, la patiente peut même être dispensée d’avancer les frais médicaux.

Vous soigner sans vous ruiner

– Si la Sécurité sociale rembourse la majorité des frais de santé (de 60 à 80 %), il est conseillé de souscrire une complémentaire santé pour éviter d’avoir à sortir votre porte-monnaie. Cette mutuelle est généralement rattachée à celle des parents.
– Si vous voulez consulter gratuitement, vous pouvez vous rendre dans les centres de planning familial ou dans les centres de soins universitaires. De nombreuses universités disposent aussi d’un SUMPS (service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé) pour faire des bilans médicaux, des vaccins ou des dépistages gratuitement.
– Pour effectuer des dépistages des maladies sexuellement transmissibles, des hépatites virales ou du VIH, vous pouvez vous rendre dans des centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD).