1. Linda, 2 ans de prépa et 3 ans d’école de commerce : "Mon année de césure m’a permis de me renflouer"

Linda, 2 ans de prépa et 3 ans d’école de commerce : "Mon année de césure m’a permis de me renflouer"

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8 jeunes diplômés, aujourd’hui en situation professionnelle, reviennent sur leur parcours d’études et la façon dont ils l’ont financé. Ils vous livrent leurs astuces et leurs bons plans. Qu’ils aient été soutenus par leurs parents, par une bourse, un job et/ou un prêt, pour tous l’investissement s’est révélé rentable à tous points de vue.

Linda, 27 ans, diplômée d’une école de commerce, chargée d’études marketing.


2 ans de prépa publique à Annecy, 3 ans d’école de commerce à Tours : son budget

Frais scolarité + sécu : 20.280 €
Vie quotidienne + logement : 28.760 €
Total des frais d'études pour Linda sur 5 ans : 49.040 €
Salaire annuel net actuel : 32.400 €


Elle n'a pas souhaité préciser son nom.

Linda, diplômée d'une école de commerceLorsqu’elle entre à l’ESCEM en septembre 2003, après 2 années de prépa à Annecy (74), Linda commence par s’endetter. Afin de régler les frais de scolarité de son école de commerce, soit 6.500 € annuels, elle n’a d’autre choix que d’emprunter. "J’ai demandé 12.000 € pour financer les 2 premières années", raconte-t-elle. Parallèlement, elle déniche un deux-pièces au centre de Tours (37), dont le loyer de 400 € est réglé pour moitié grâce à l’APL (aide personnalisée au logement). Pour le reste, elle perçoit une bourse du CROUS de l’échelon 1, soit 150 € d’octobre à juin, tandis que ses parents lui apportent 200 € chaque mois. "Pour les extras, je donnais 3h de cours de maths par semaine à des lycéens, via Acadomia. De quoi gagner 150 € par mois."

Entre sa 2ème et sa 3ème année, Linda réalise une "césure", histoire de se renflouer. Logée chez ses parents, elle effectue 2 stages de 6 mois : le 1er, rémunéré 700 € par mois, dans une agence de communication d’Annecy, le 2nd, payé 1.000 €, dans une banque suisse. Elle économise ainsi pour sa dernière année d’école, qu’elle passe à Londres, dans le cadre d’un double diplôme. Son budget mensuel était alors plus conséquent : 700 € de loyer et 600 € pour la vie quotidienne, auxquels il faut ajouter les 6.500 € de frais de scolarité de l’ESCEM. Outre ses économies, Linda utilise sa bourse du CROUS et une bourse Erasmus de 150 € par mois. Elle n’a plus grand-chose de côté lorsque la banque où elle avait fait son stage lui propose, après son diplôme, un CDD (contrat à durée déterminée) de 18 mois payé 2.000 € net. Elle accepte et commence à rembourser son prêt. C’en est fini des dettes lorsqu’elle est embauchée en CDI (contrat à durée indéterminée) dans une autre banque française, à Genève, en tant que chargée d’études marketing, en mars 2009. À 27 ans, elle touche un confortable salaire de 2.700 € net par mois. Pas de doutes, son école de commerce a été rentabilisée.


Tout le monde n’est pas comme Linda…
18 mois après ses études, son prêt étudiant n’était plus qu’un souvenir. En général, il faut compter 4 ou 5 années d’emploi à temps plein pour qu’un étudiant ayant contracté un prêt se débarrasse de ces remboursements.


Méthodologie : le coût de leurs études
Les dépenses de chaque étudiant présenté ici tiennent compte des frais de scolarité, du coût du logement et de l’ensemble des frais liés à la vie quotidienne (alimentation, transports, loisirs…) pour toute la durée de leur études. Quand les jeunes étaient hébergés chez leurs parents, le coût de la vie quotidienne a été évaluée sur la base des enquêtes de l’OVE (Observatoire de la vie étudiante). Seules les allocations logement perçues (APL) ont été déduites du coût des études. Nous n’avons pas déduit les rentrées d’argent dues aux petits boulots, aux bourses, aux prêts, ainsi que les diverses aides parentales.
I.M.



Sommaire du dossier
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