1. Tout savoir sur le prêt étudiant

Tout savoir sur le prêt étudiant

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Les fins de mois difficiles, Sabrina, étudiante en master 1 de droit public à Dijon, en a connu un certain nombre. Même en comptant chaque sou et en multipliant les petits boulots, elle a longtemps eu du mal à joindre les deux bouts.

Pas besoin de caution

"Jusqu’à l’année dernière, je n’avais jamais envisagé un crédit, reconnaît-elle. Mes parents étant retraités, je ne pouvais pas avoir de caution. Mais avec le prêt étudiant, ça n’a pas été un problème." Parce que, dans ce cas, c’est l’État qui se porte garant. Pour avoir droit à un tel prêt, nul besoin d’être boursier ou de répondre à des critères sociaux. Seules conditions à remplir : avoir moins de 28 ans, être étudiant et inscrit dans un établissement en vue de la
préparation d’un concours ou d’un diplôme de l’enseignement supérieur français, être de nationalité française (ou issu d’un pays membre de l’Union européenne si vous résidez en France de façon continue depuis au moins 5 ans).

15.000 € maximum pour 10 ans

Si vous répondez aux critères, prenez rendez-vous auprès d’une des 5 banques signataires de la convention (Banque populaire, Caisse d’Epargne, CIC, Crédit mutuel et Société générale)*. Attention : ce prêt n’est pas une obligation pour elles. À vous de négocier le montant (15.000 € au plus), la durée (entre 2 et 10 ans) et le taux d’intérêt. "J’ai fait jouer la concurrence, raconte Sabrina. Je suis allée voir chaque banque. J’ai fait valoir mes bons résultats scolaires et mon sérieux dans la gestion de mes comptes. J’ai choisi celle qui me faisait la proposition la plus avantageuse." Pour comparer, fiez-vous au TEG (taux effectif global), qui prend en compte la totalité du coût de l’emprunt : capital, intérêt, assurance et frais de dossier.

Franchise partielle ou totale

L’autre grand avantage du prêt étudiant, c’est la possibilité du remboursement différé, appelé "système de franchise". Celui-ci dure de 2 à 6 ans (en général, le temps de finir vos études) et peut être partiel ou total. Dans ce dernier cas, vous ne payez rien (mis à part d’éventuelles primes d’assurance) pendant ce laps de temps, et ne commencez à rembourser qu’après. Avec une franchise "partielle", vous réglez le montant des intérêts pendant la période déterminée. C’est cette solution-là que Sabrina a choisie : "Je rembourse un peu moins de 6 € par mois pendant les 4 premières années. Ça ne grève pas mon budget. Et mon crédit est un peu moins cher. "

(*) D’autres banques sont susceptibles de vous prêter de l’argent, mais demanderont une caution.

Virginie Plaut
Réalisé en partenariat avec