1. Après l’élection, les attentes des syndicats étudiants

Après l’élection, les attentes des syndicats étudiants

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En attendant la nomination du nouveau ministre de l’Education nationale, les leaders des principaux mouvements étudiants réagissent sur la campagne et la toute récente élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République. Et réaffirment aussi leurs attentes quant à une vaste réforme de l’université.Si l'élection de Nicolas de Sarkozy ne semble pas faire l'unanimité chez les étudiants et, a fortiori au sein des mouvements et des syndicats censés les représenter, tout le monde s'accorde néanmoins à reconnaître que cette campagne électorale a eu un vrai écho sur les campus. Discussions, débats, assemblées générales, tractages… la population étudiante a été très sollicitée, comme lors de chaque grand rendez-vous électoral. Mais peut-être cette fois-ci avec un peu plus de ferveur que d'habitude : « Les étudiants se sont fortement engagés dans la campagne, au-delà des clivages partisans, assure Julie Coudry, présidente de la Confédération étudiante. Contrairement à 2002, le vote n'a pas eu lieu par défaut mais par adhésion à un candidat, un programme. » Résultat de cette forte mobilisation, un taux de participation très élevé (83,97 %), y compris chez les jeunes .

Thématiques « jeunes ». « Sur les campus, on parlait aussi bien du problème des logements étudiants, que de la question de la dette, de la cohésion sociale ou de l'identité nationale », assure Olivier Vial, délégué national de l'UNI (Union nationale interuniversitaire). A tel point que les thématiques liées à la jeunesse (réforme de l'université, lutte contre la précarité, insertion professionnelle, etc.) semblent avoir quelque peu été occultées au fil de la campagne, alors que paradoxalement elles avaient émergé très tôt, dès le mouvement anti-CPE (contrat première embauche).

« Cette campagne a certes passionné les Français, mais elle s'est finalement résumée à une grande bataille de slogans, considère Bruno Julliard, président de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France). Or, pour traiter de thèmes complexes comme l'école, l'université ou l'insertion professionnelle, il faut plus que des slogans. Nicolas Sarkozy a réussi à imposer son rythme en orientant les débats sur les thèmes beaucoup plus conservateurs de l'identité nationale, de l'immigration, la sécurité. » Un constat que nuance Julie Coudry qui considère que « tous les candidats ont été obligés, d'une manière ou d'une autre, de faire des propositions sur l'insertion des jeunes tant la question est aujourd’hui devenue un véritable enjeu de société ».


Propositions. Pour y remédier, le nouveau Président de la République s'était engagé, lors de la campagne à mettre en place « une orientation plus sélective des bacheliers, afin de les aider à mieux trouver les filières qui leur conviennent ». Avec à la clé, la publication des taux d'échec et des taux d'insertion professionnelle relatifs à chaque filière. Il avait par ailleurs plaidé pour une plus grande autonomie des établissements et une réforme du mode de gouvernance des universités. Pour mener à bien les prochains chantiers de l'enseignement supérieur, il s'était engagé à en augmenter le budget de 50 %, « c’est-à-dire d’y injecter cinq milliards d’euros supplémentaires chaque année d’ici 2012 ». Au lendemain de son élection, nous avons interrogé les leaders de quelques-uns des principaux mouvements et syndicats étudiants pour recueillir leurs réactions : Olivier Vial, délégué national de l’UNI, Thiébaut Weber, président de la FAGE, Floréal Mangin, présidente de l'UNL, Bruno Julliard, président de l'UNEF et Julie Coudry, présidente de la Confédération étudiante.

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Sommaire du dossier
Julie Coudry, présidente de la Confédération étudiante Thiébaut Weber , président de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) Bruno Julliard, président de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) Olivier Vial, délégué national de l’UNI (Union nationale interuniversitaire) Floréal Mangin, présidente de l'UNL (Union nationale des lycéens)