1. Thiébaut Weber , président de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes)

Thiébaut Weber , président de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes)

Envoyer cet article à un ami

« Nous ne laisserons pas la réforme de l'enseignement supérieur se faire sans nous et serons très vigilant sur le questions de la sélection à l'université. »

« Nous n'avions pas donné de consigne de vote car nous tenons avant tout à notre indépendance. Mais nous avons néanmoins pris une part active dans la campagne en rencontrant les représentants des différents partis. Nous ne laisserons pas la réforme de l'enseignement supérieur se faire sans nous. »


Augmenter les moyens de l'université. « Dans l'ensemble, il faut reconnaître que le CPE [contrat première embauche] a relancé la question des étudiants et des universités dans la société. Et on peut se réjouir que les deux finalistes aient bien assimilé le besoin d’une aide accrue de l'Etat pour les établissements. Chacun de leur côté, ils avaient promis une augmentation considérable du budget de l'enseignement supérieur. Car aujourd'hui, c'est une réalité: l'université, avec toute sa bonne volonté, ne peut pas se réformer à moyens constants. »

La sélection à l'entrée de l'université. « Nous resterons particulièrement vigilants sur cette question. Toutes les organisations étudiantes partagent aujourd'hui l'idée qu'il est important de communiquer sur les résultats et les débouchés professionnels. Mais, durant la campagne, nous avons entendu parler d'orientation sélective, voire d'adapter les flux d'entrée dans les filières en fonction des besoins constatés en terme de débouchés. Or, nous restons farouchement opposés à l'idée d'une sélection à l'entrée de l'université. L’urgence est surtout que le premier cycle universitaire devienne vraiment qualifiant et que la licence soit un diplôme reconnu sur le monde du travail. »

La réforme des bourses et du système d'aides sociales. « Nous vivons sur un système vieux de dix ans, aujourd'hui complètement inadapté. Durant la campagne, le candidat Sarkozy s'est d'ailleurs engagé à le réformer pour le rendre plus équitable. Nous attendons donc des propositions concrètes sur ce point. »

Autonomie des établissements. « Dans le cadre d'un service public de qualité, le ministère de l'Education nationale doit rester la seule institution de tutelle, afin de garantir une cohérence pédagogique sur tout le territoire. Il faut aussi que le système des aides sociales reste la prérogative du CROUS [Centre national des oeuvres universitaires et scolaires] et qu'il ne devienne pas celle des présidents d'université, par exemple. En résumé, il faut de l'autonomie, mais pas à n'importe quel prix. »

L'engagement de la jeunesse. « Nous ne voulons pas seulement être la voix de la France de demain, mais d'abord être celle de la France d'aujourd'hui. La jeunesse a envie de s'engager et attend un discours porteur et plus positif que tout ce qui s'est dit durant cette campagne. »

Pour aller plus loin, lisez :
 
 
Sommaire du dossier
Retour au dossier Julie Coudry, présidente de la Confédération étudiante Thiébaut Weber , président de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) Bruno Julliard, président de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) Olivier Vial, délégué national de l’UNI (Union nationale interuniversitaire) Floréal Mangin, présidente de l'UNL (Union nationale des lycéens)