Jacqueline, en cité U à Toulouse : "Le bâtiment ressemble à une cage à lapins"

Par Delphine Dauvergne, publié le 28 Avril 2015
4 min

"Pour ma première année à l’université, j’ai choisi un logement en cité universitaire et non une colocation", annonce Jacqueline, 19 ans. Et c’est ainsi que cette étudiante en première année de licence LEA (langues étrangères appliquées) anglais/japonais à l’université Jean-Jaurès, à Toulouse (31), s’est retrouvée à la résidence Daniel-Faucher. Petit tour du propriétaire.

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Si Jacqueline a préféré s'installer à la Cité U, c'est notamment pour payer un loyer modeste. À la résidence Daniel-Faucher, la chambre de 9 m2 coûte 230 € par mois. Jacqueline perçoit une aide de 115 € d'APL (aide personnalisée au logement).

"Le bâtiment ressemble un peu à une cage à lapins... Je ne m'attendais pas à ce que cela soit aussi petit, car les photos ont été prises de façon à ce qu'on s'imagine plus d'espace", se souvient-elle. Une chambre de 9 m2 reste une chambre de 9 m2... Pour optimiser l'espace, le lit est en hauteur et amovible. Le coin cuisine et la salle de bains sont réduits au strict minimum, mais il reste tout de même de la place pour un bureau... et la collection de chaussures de Jacqueline !

"Je suis partie de chez mes parents avec toutes mes affaires, il a fallu tout réussir à caser ", explique-t-elle, assez fière du résultat. La chambre, pas vraiment insonorisée, ne lui permet cependant pas de pouvoir réellement recevoir des invités.

Indépendante... mais seule

Jacqueline a choisi ce type de chambre, avec cuisine et salle de bains-toilettes à l'intérieur, pour garder son "indépendance", mais aussi par méfiance envers "la mise en commun d'espaces, pas forcément facile à gérer quand on ne connaît pas les autres". Cependant, "tout avoir à l'intérieur de ma chambre fait que je me sens assez seule. Je connais seulement mes deux voisines", admet-elle. Le foyer de la résidence universitaire organise de temps en temps des fêtes, auxquelles elle participe peu.

La résidence Daniel-Faucher comprend peu d'infrastructures. Un bâtiment taggué témoigne des vestiges d'un restaurant universitaire et la laverie est fermée à cause de la reconstruction d'un bâtiment. Récemment un cyber M, un service du CROUS, a ouvert pour que les étudiants puissent faire leurs courses en ligne, mais les horaires sont restrictifs et les prix peu attractifs...

Choisir une résidence proche de la fac

Située de trente à quarante-cinq minutes en transport de la fac (bus et métro), la résidence Daniel-Faucher a l'avantage de ne pas être trop éloignée de son université. "C'est l'un des premiers critères qu'il faut avoir à l'esprit lorsque l'on fait son choix. Regardez si la résidence visée est bien desservie par les transports et si elle a été rénovée récemment", conseille Jacqueline.

Pour l'étudiante, le plus gros inconvénient de son logement reste Internet. "La connexion n'est pas très bonne, et comme nous sommes soumis à la charte RENATER (Réseau national de télécommunications pour la technologie, l'enseignement et la recherche), nous sommes obligés d'en faire strictement un usage pédagogique. Mais j'ai parfois besoin d'avoir accès à certaines pages qui me sont interdites pour mes études", explique-t-elle. Désirant plus de liberté, Jacqueline a voulu souscrire un abonnement propre, mais le bâtiment ne disposait pas d'installation télécom adéquate.

L'année prochaine, l'étudiante compte de nouveau loger dans une résidence universitaire, mais cette fois-ci avec son petit ami. "Il y a très peu de logements pour couples dans les résidences, mais nous allons tenter notre chance", espère-t-elle.

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DIAPORAMA : DERRIÈRE LES PORTES
DE LA CITÉ U DANIEL-FAUCHER, À TOULOUSE

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