Maria, en cité U à Strasbourg : "Entre locataires, nous partageons souvent ce que l’on cuisine"

Par Delphine Dauvergne, publié le 28 Avril 2015
3 min

"À la suite de problèmes rencontrés avec mes colocataires, j’ai dû me trouver une solution en urgence et pas chère", se souvient Maria, 22 ans. Pour cette étudiante en 2e année de BTS (brevet de technicien supérieur) tourisme à l’école privée OMNIS, "vivre dans 9 m², c’était au départ impensable." Mais ça c’était avant d’être conquise par l’ambiance de la cité U Alfred-Weiss…

A son bureau, l’étudiante dispose d’assez de place pour travailler.

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La meilleure preuve que Maria a laissé ses a priori négatifs sur les cités U de côté ? L'étudiante, mi-Allemande, mi-Croate a décidé de rempiler pour une deuxième année dans la résidence universitaire Alfred-Weiss. Cette année, Maria est même "étudiante-relais" dans sa résidence. Employée par le CROUS (centre régional des œuvres universitaires et scolaires), elle travaille 20 heures par mois pour 200 € brut. Ses principales missions : "Détecter les problèmes sociaux rencontrés par les étudiants pour les rediriger vers les bonnes personnes, mais aussi organiser des événements pour que les locataires se rencontrent". La caféteria du bâtiment est ainsi souvent mobilisée pour faire des soirées à thème.

Une cuisine multiculturelle

La résidence est aussi équipée d'une laverie et d'une salle télé où les locataires regardent le foot ou révisent. Maria a choisi un logement avec une cuisine partagée avec d'autres étudiants de son étage. "Bien vivre ensemble est parfois compliqué… Ce sont toujours les mêmes qui sortent les poubelles, et le fait qu'il y ait une femme de ménage poussent certains à la négligence…" regrette-t-elle.

Mais la cuisine est aussi un lieu d'échanges. "Nous partageons souvent ce que l'on cuisine et c'est l'occasion de rencontrer des étudiants d'autres nationalités, de découvrir d'autres cultures", raconte Maria. Espagnols, Colombiens, Italiens, Allemands… les locataires viennent des quatre coins du monde.

Proche de son lieu de stage… en Allemagne

Pour cette étudiante, l'emplacement de la résidence est idéal. "Je suis à une vingtaine de minutes en tram de mon école et à une vingtaine de minutes également en bus de mon stage en Allemagne, de l'autre côté de la frontière. Le quartier, doté d'un supermarché et de quelques épiceries, n'est pas très éloigné du centre-ville."

Néanmoins, l'étudiante admet que "ce n'est pas un endroit où l'on peut beaucoup sortir. Mais le bus de nuit nous dépose juste en face de la résidence, ce qui est génial !" Maria prévient également : "il ne faut pas être trop sensible au bruit quand on habite ici, car on entend tout dans le couloir, que cela soit les étudiants qui passent ou la femme de ménage".

Pour la jeune femme, l'un des avantages d'une cité U est que tout est meublé. "C'est plus pratique pour des jeunes qui ne veulent pas s'installer". L'étudiante aimerait voyager "le plus possible tant qu'elle est indépendante. Le loyer est aussi un autre argument important. "Le mien s'élève à 252 €. Il me reste 140 € à payer grâce à l'APL (aide personnalisée au logement), et nous n'avons pas de taxe d'habitation." Une économie qui permet à cette boursière d'économiser pour ses projets de voyages…

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DIAPORAMA : DERRIÈRE LES PORTES
DE LA CITÉ U ALFRED-WEISS, À STRASBOURG

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