Les bonnes questions à se poser avant de se lancer en auto-entrepreneur

Par L'Etudiant Fab, publié le 28 Juin 2021
5 min

Vous souhaitez créer votre entreprise ? Il est important de se poser les bonnes questions avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale afin que votre projet se développe dans les meilleures conditions. Faisons le point ensemble.

Lancer son activité en tant qu’auto-entrepreneur : que doit-on savoir ?

Avant toute chose, il convient de définir ce qu’est le statut auto-entrepreneur, qu’on appelle d’ailleurs dorénavant statut micro-entrepreneur. Il s’agit d’un régime simplifié de l’entreprise individuelle facilitant les démarches administratives de création ainsi que les procédures fiscales et sociales, procurant à son bénéficiaire certains avantages comme :

  • Un mode de calcul et de paiement des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu (si vous avez choisi le versement libératoire de l’impôt sur le revenu).
  • Un droit à la formation professionnelle.
  • Une protection sociale (couverture maladie, retraite…).

L’auto-entrepreneuriat peut s’exercer dans différents domaines : l’artisanat, le commerce ou les professions libérales et peut tout à fait être un complément du statut salarié.

Afin de bénéficier de ce régime, un seuil de chiffre d’affaires annuel ne doit pas être dépassé. Par exemple, une activité de vente de marchandises ne peut excéder les 176 200 euros de chiffres d’affaires annuels contre 72 600 euros pour les prestations de services relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.

En d’autres termes, lancer sa micro-entreprise, c’est se donner l’opportunité de tester son projet avant d’évoluer vers un autre statut juridique, selon sa croissance et ses aspirations.

Quelles sont les démarches pour lancer sa micro-entreprise ?

L’un des principaux avantages du statut micro-entrepreneur réside dans la facilité des formalités administratives de création.

La déclaration de début d’activité se passe en ligne sur le portail Auto Entrepreneur de l’Urssaf via un formulaire spécifique. Vous devrez simplement fournir une pièce justificative d’identité et certifier l’exactitude de votre déclaration.

Votre dossier sera ensuite transmis au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) selon le domaine d’activité de votre micro-entreprise :

  • La Chambre des Métiers et de l’Artisanat pour une activité artisanale.
  • La Chambre de Commerce et de l’Industrie pour une activité commerciale.
  • L’Urssaf pour les professions libérales.

Une fois votre dossier enregistré, le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) compétent vous communiquera votre numéro de Siret ainsi que le régime d’imposition BIC ou BNC pour lequel vous avez opté ou selon votre domaine d’activité.

Comment bien se préparer ? Nos conseils avant de se lancer

Avant de vous jeter corps et âme dans votre activité, découvrez nos quelques conseils pour vous lancer dans les conditions les plus optimales.

1. Avoir une idée et un business plan

Assurez-vous que votre idée et votre business plan sont solides. Il est important d’étudier la concurrence du marché dans lequel vous vous implantez, d’identifier les besoins de vos prospects et clients et d’avoir une vision sur l’avenir.

2. Ouvrir un compte bancaire dédié à son activité

Dès la création de votre micro-entreprise, nous vous recommandons d’ouvrir un compte bancaire professionnel distinct de votre compte personnel afin de bien différencier vos achats professionnels et personnels. Si vous avez un faible budget pour vous lancer, pensez au financement participatif afin de booster votre projet !

3. Souscrire une assurance

Même si elle n’est pas obligatoire pour tous les domaines d’activité, il est fortement conseillé d’opter pour une assurance responsabilité civile professionnelle afin de vous couvrir en cas de litige avec un client ou un sinistre.

4. Se renseigner sur les aides

Lorsque vous devenez micro-entrepreneur(e), vous pouvez prétendre à plusieurs aides publiques nationales comme l’ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise), l’ARE (Allocation d’aide au Retour à l’Emploi) ou l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise).

5. Continuer à se former

L’un des avantages du statut micro-entrepreneur est le droit à la formation professionnelle. Se former, rester curieux, faire de la veille, participer à des ateliers ou des webinaires sont des clés non négligeables pour maintenir la concurrence à distance.

6. Entretenir son réseau

Ne restez pas seul(e), être soutenu par son entourage est important lorsque l’on se lance dans l’entrepreneuriat. Cela vous permettra également de vous assurer une visibilité et le bouche-à-oreille reste un vecteur de communication non négligeable. Vous n’aurez plus qu’à entretenir votre réseau (via les réseaux sociaux, par exemple).

7. Se faire accompagner

Créer son entreprise ne veut pas dire avancer seul. Il existe des organismes qui vous accompagnent tout au long de la vie de projet, dont la Fédération Nationale des Auto-Entrepreneurs (FNAE), qui compte près de 80 000 membres. Elle peut vous conseiller en matière de démarches auprès de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) ou l’Urssaf, répondre à vos interrogations au sujet du régime et de la loi ou encore vous fournir des modèles de documents tels que des factures, des devis et des attestations diverses. Votre conseiller La Banque Postale vous accompagne également sur la question de vos investissements et la gestion de votre compte d’entreprise.

Se lancer dans l’aventure entrepreneuriale n’est pas aussi compliqué qu’il y paraît ! Une idée, un business plan, un peu de patience, de rigueur et vous pourrez développer votre activité en toute sérénité en profitant pleinement de tous les avantages qu’offrent le statut micro-entrepreneur.

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