1. Les étudiants sont-ils condamnés à la malbouffe ?

Les étudiants sont-ils condamnés à la malbouffe ?

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Les messages incitant à manger mieux se multiplient. Pourtant, les jeunes continuent d’avoir une alimentation déséquilibrée. Souvent par manque de moyens.

Manger mieux, bouger plus ! Le message national s’est fait omniprésent. Pourtant, la France est de plus en plus ronde, et les jeunes n’échappent pas à la tendance. Aujourd’hui, 10,4 % des étudiants et 8,1 % des étudiantes sont en ­surpoids. Une proportion en constante augmentation.
Face à ce problème, les études et les enquêtes se multiplient. Parmi elles, le rapport Wauquiez, du nom du député de Haute-Loire et actuel porte-parole du gouvernement. En décembre 2006, il rend un texte parlementaire portant sur la santé des étudiants. Il y décrit une situation plus qu’alarmante : leur santé montre des "signes de dégradations inquiétantes" et leur alimentation est mauvaise, tant quantitativement que qualitativement.
Encore plus préoccupant, 7 % des jeunes filles présentent des troubles graves du comportement alimentaire, comme l’anorexie ou la boulimie. "Les étudiants sont à un âge où le rapport à soi n’est pas évident, où le regard des autres a une très grande importance, constate Pierre Faivre, président de la SMEREP, l’une des principales mutuelles étudiantes. Et leur volonté de perdre du poids est pour nous source de préoccupations…" À l’heure actuelle, un tiers des étudiants français reconnaissent ne pas manger équilibré. Lucides. Reste que la malbouffe étudiante s’installe.

Céline Authemayou
Sommaire du dossier
Manque de temps, manque d’argent Seul un étudiant sur dix mange au CROUS L’apprentissage de l’indépendance Réapprendre à bien manger