Les étudiants sont-ils condamnés à la malbouffe ?

publié le 10 Mars 2008
2 min

Les messages incitant à manger mieux se multiplient. Pourtant, les jeunes continuent d’avoir une alimentation déséquilibrée. Souvent par manque de moyens.

Manger mieux, bouger plus ! Le message national s’est fait omniprésent. Pourtant, la France est de plus en plus ronde, et les jeunes n’échappent pas à la tendance. Aujourd’hui, 10,4 % des étudiants et 8,1 % des étudiantes sont en ­surpoids. Une proportion en constante augmentation.
Face à ce problème, les études et les enquêtes se multiplient. Parmi elles, le rapport Wauquiez, du nom du député de Haute-Loire et actuel porte-parole du gouvernement. En décembre 2006, il rend un texte parlementaire portant sur la santé des étudiants. Il y décrit une situation plus qu’alarmante : leur santé montre des "signes de dégradations inquiétantes" et leur alimentation est mauvaise, tant quantitativement que qualitativement.
Encore plus préoccupant, 7 % des jeunes filles présentent des troubles graves du comportement alimentaire, comme l’anorexie ou la boulimie. "Les étudiants sont à un âge où le rapport à soi n’est pas évident, où le regard des autres a une très grande importance, constate Pierre Faivre, président de la SMEREP, l’une des principales mutuelles étudiantes. Et leur volonté de perdre du poids est pour nous source de préoccupations…" À l’heure actuelle, un tiers des étudiants français reconnaissent ne pas manger équilibré. Lucides. Reste que la malbouffe étudiante s’installe.

Céline Authemayou

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