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Un air de révolte chez les lycéens

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La mobilisation lycéenne prend de l’ampleur. Pour la cinquième fois en deux semaines, les lycéens sont descendus dans la rue pour protester contre la réforme du bac professionnel et les suppressions de postes dans le secondaire prévues par le gouvernement pour la rentrée 2008. Soutenus par une dizaine d’organisations d’enseignants, de parents d'élèves et de syndicats étudiants et lycéens, ils étaient entre 19.000 et 40.000 à battre le pavé jeudi 10 avril, soit deux fois plus que lors du rassemblement de l’avant-veille.

 

A Paris, la foule qui se pressait dans le RER en direction de Luxembourg laissait présager une participation massive à la manifestation lycéenne. Entre 19.000 (selon la police) et 30.000 à 40.000 personnes (selon les organisateurs) se sont rassemblées dans les rues de la capitale, sans compter les quelque milliers de jeunes et fonctionnaires qui ont également défilé en province avec les mêmes revendications. Quarante ans après mai 68, le mouvement lycéen prend de l’ampleur.


Esprit festif

Mêmes revendications, mêmes slogans et même énergie que lors des rassemblements précédents, mais mobilisation inédite. Jeudi, les manifestants étaient deux fois plus nombreux que lors du rendez-vous de mardi. Une montée en puissance qui satisfait les syndicats organisateurs avant l’audience prévue le avec le ministre Xavier Darcos le 11 avril 2008. Toujours pas « fatigués » après un mois de mobilisation, les lycéens militent contre les 11 200 suppressions de postes d’enseignants prévues pour la prochaine rentrée.
« Rendez-nous nos profs ! », pouvait-on entendre dans le cortège, encadré par les lycéens eux-mêmes et les forces de police. Craignant des débordements qui viendraient décrédibiliser le mouvement, les organisateurs ont cherché tant bien que mal de maintenir la foule au milieu de la rue, pour que le rassemblement reste une « fête de protestation ».


Des étudiants dans le cortège

Seules quelques nouvelles têtes sont venues grossir les rangs, répondant à l’appel d’une quinzaine de syndicats d’enseignants, d’étudiants et de parents d’élèves. Faible mobilisation étudiante puisqu’ils étaient « une centaine » à marcher sous les banderoles de l’UNEF et de Sud. Sophie Binet, vice-présidente de l’UNEF justifie : « On sait que ce n’est pas la bonne période pour les étudiants qui préparent leurs examens mais on tient à montrer notre soutien aux lycéens et à défendre le service public de l’éducation. En réduisant les postes, c’est notre avenir que le gouvernement attaque. » Les étudiants ne veulent pas pour autant prendre le mouvement à leur compte. « On ne veut pas être paternaliste. Ils n’ont pas besoin de nous pour être crédibles, même si le ministre semble prendre cela comme une crise d’adolescence »… et considérer qu’il faut que jeunesse se passe ?

Camille Allain

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