Port du masque et vie étudiante : comment réussir à s’organiser ?

publié le 03 Mars 2021
4 min

L’épidémie de Covid-19 est désormais parmi-nous depuis plusieurs mois, et nous oblige à réinventer notre quotidien en prenant soin de notre santé et de celle des autres. Chez les étudiants, cette situation n’est pas toujours simple à vivre. Comment parviennent-ils à s’organiser ?

Le point sur la vie étudiante depuis les débuts de l’épidémie

Depuis les premiers jours de la pandémie aux alentours de mars 2020, de nombreux secteurs de la société ont été touchés, avec des conséquences parfois dramatiques sur le quotidien. Les étudiants en particuliers ont très mal vécu l’état d’urgence sanitaire, ainsi que les différentes mesures prises par le gouvernement durant la première vague épidémique. Très rapidement, on a ainsi pu observer un accroissement des difficultés financières et sociales, dues à la perte d’une activité professionnelle rémunérée ou à l’impossibilité de concrétiser une période de stage parfois vitale pour conclure un cycle de formation.

Les conséquences de cette situation précaire sont désormais connues : accroissement des risques psychologiques liées à l’isolement, graves difficultés matérielles, etc… Face à cela, de nombreuses mesures et initiatives avaient pourtant été mise en place dès le début de l’épidémie comme par exemple le financement d’épiceries solidaires par les CROUS et les établissements d’enseignement supérieur, ou le déblocage d’un fond de plusieurs millions d’euros pour les mesures d’urgence. Mais l’accentuation de la crise et le coût de la rentrée 2020 n’a vraisemblablement pas permis d’améliorer la situation.

Le port du masque : un coût supplémentaire

La rentrée 2020 n’aura pas permis d’inverser la tendance pour les étudiants, qui ont vu le coût de la vie augmenter – entre les loyers, les transports et autres dépenses imprévues liées principalement au Covid-19. Ainsi, le principal syndicat étudiant UNEF a démontré que le coût de la vie étudiante avait connu un rebond de 3,69% en 2020. Le coût des masques chirurgicaux en parapharmacie n’est certainement pas étranger à cette situation, avec une nouvelle ligne de dépense qui s’élève en moyenne à 31,75 euros par mois (soit une dépense annuelle minimum de +230 euros par an). Attention néanmoins, le prix des masques chirurgicaux en parapharmacie varie, il est important de comparer pour préserver son pouvoir d’achat.

Pour le reste, l’Unef continue de pointer du doigt l’inflation constante des loyers, qui représentent à l’heure actuelle près de 69% du budget mensuel d’un étudiant, avec une augmentation de 2,41% sur l’année 2020. Pour ce qui concerne plus spécifiquement la question des transports en commun, chaque étudiant dépense en moyenne 100 euros par mois, avec cependant la présence de tarifs avantageux dans certaines villes. On observe ainsi des taux de réduction pouvant aller de 24 à 80% selon les cas.

Quelle situation en 2021 ?

A l’heure actuelle, le ministère de l’Education nationale s’évertue à lutter contre la pandémie, en faisant évoluer son protocole sanitaire. Ainsi, pour lutter efficacement contre la pandémie de Covid-19, le port du masque « fait-maison » de catégorie n’est plus autorisé depuis le lundi 8 février. Seuls les masques en tissu de catégorie 1 ainsi que les masques chirurgicaux sont autorisés dans l’enceinte des établissements scolaires. On estime en effet que les masques de catégorie 2 ne sont plus en mesure de lutter efficacement contre la contamination, alors que les masques de catégorie 1 protègent contre plus de 90% des particules.

Pour le moment, un retour rapide à la normal pour les étudiants semble exclu, bien que l’assouplissement des règles sanitaires soit à prévoir dans les jours à venir. Selon la ministre de l’Enseignement supérieur Frédéric Vidal, un décret devrait intervenir prochainement pour permettre aux étudiants de « manger sur place » dans les restaurants universitaires.

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