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SNU : comment se porter volontaire pour 2019 ?

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Gabriel Attal présente le SNU aux potentiels volontaires 2019. // © Pauline Bluteau
Gabriel Attal présente le SNU aux potentiels volontaires 2019. // © Pauline Bluteau

Alors que la première session du service national universel (SNU) débutera le 16 juin prochain, les jeunes volontaires peuvent d’ores et déjà candidater. L'Etudiant vous donne la procédure à suivre.

Lundi 4 mars, à l’occasion d’un déplacement dans le département de l’Eure (27), le secrétaire d’État auprès du ministère de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, a lancé la campagne de recrutement des volontaires pour le SNU 2019. Les jeunes qui le souhaitent ont désormais un mois pour envoyer leur candidature auprès de la préfecture de leur département.

Être sorti du collège

Pour vous inscrire, vous devez répondre à un critère bien précis : être dans l’année qui suit la classe de troisième. Il n’y a donc pas de limite d’âge mais le ministère considère que la plupart des volontaires auront entre 15 et 16 ans. Ainsi, les élèves de seconde, les apprentis, les décrocheurs ou les jeunes travailleurs, garçons et filles, peuvent participer.

Autre condition : votre lieu de résidence. Cette année, seuls les jeunes habitant l’un des 13 départements pilotes sont concernés par ce dispositif-test : Ardennes, Cher, Creuse, Eure, Guyane, Haute-Saône, Hautes-Pyrénées, Loire-Atlantique, Morbihan, Nord, Puy-de-Dôme, Val d’Oise et Vaucluse. "L’objectif est de généraliser le dispositif d’ici 2026", affirme le secrétaire d’État.

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Un mois pour s’inscrire

Les futurs volontaires ont jusqu’à la fin du mois de mars pour envoyer leur candidature à leur préfecture. Pour cela, direction le site jeunes.gouv.fr/snu. Sur la carte interactive, il suffit de sélectionner son département pour trouver l’adresse mail correspondante. Vous n’avez plus qu’à faire part de votre demande.

Dans chaque département, le ministère a prévu de sélectionner 150 à 200 volontaires. "Beaucoup de jeunes veulent participer, on ne pourra peut-être pas accueillir tout le monde, il faudra gérer les frustrations", a indiqué Gabriel Attal. D’après lui, le critère de sélection sera axé sur la diversité des profils, notamment en termes de mixité sociale. "Il se peut qu’on choisisse aussi en fonction de l’ordre d’inscription", précise Louis Jublin, conseiller de communication du ministre.

Deux semaines en internat

Lorsque votre candidature sera validée, vous recevrez une convocation. Elle vous indiquera le lieu où vous serez affecté pour effectuer votre SNU. Car il se déroulera obligatoirement au sein d’un autre département que le vôtre, à quelques centaines voire plusieurs milliers de kilomètres de chez vous. Le trajet sera entièrement pris en charge. Quant à savoir si vous pouvez vous retrouver avec l’un de vos amis, Gabriel Attal tranche : "Nous n’avons pas mis en place la possibilité de faire des binômes, il se peut que vous vous retrouviez avec des jeunes de votre département mais l’affectation se fait au niveau national, l’idée est justement de répartir les volontaires pour qu’il y ait un brassage et que vous puissiez faire des rencontres."

Du côté de l’encadrement, le ministre tient à rassurer les parents. Il assure qu’il y aura obligatoirement un encadrant pour 5 jeunes et que ces professionnels seront formés au niveau national. Les anciens militaires ou réservistes opérationnels pourraient d’ailleurs être mobilisés dans le cadre du SNU.

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Concernant les modalités, les volontaires passeront deux semaines, du 16 au 18 juin 2019, week-end compris, dans le même centre d’hébergement. La journée débutera à 6 h 30 avec la cérémonie du lever des couleurs sous la Marseillaise. Durant la journée, vous n’aurez pas le droit d’utiliser votre téléphone portable. Sauf le soir, avant l’extinction des feux à 22 h 30.

Quant à l’uniforme, une tenue vous sera remise à votre arrivée. "C’est tout simplement pour fédérer la jeunesse autour des valeurs de la République et pour reconnaître ceux qui ont participé à cette formation en cas de crise ou de catastrophe naturelle par exemple, on saura qu’ils ont été formés pour réagir", insiste Gabriel Attal.

Sept modules de formation

En effet, lors de cette première expérience, appelée phase de cohésion, chaque journée sera l’occasion d’aborder un thème spécifique. Le développement durable et la transition écologique, la défense et sécurité nationales, la citoyenneté et les institutions nationales et européennes, les services publics et l’accès au droit mais aussi une initiation au code de la route, une formation aux premiers secours et des activités sportives.

Tous ces modules seront basés sur des cas pratiques. "À la fin de la formation, les volontaires participeront à un exercice grandeur nature, comme la simulation d’une inondation où ils devront appeler les secours, connaître les gestes qui sauvent…", détaille le secrétaire d’État. Les volontaires passeront aussi des tests de français, un bilan de santé et de compétences.

Une mission d’intérêt général également obligatoire

Dans un second temps, les volontaires devront réaliser une mission d’intérêt général entre juillet 2019 et juin 2020. Elle se déroulera au sein d’une association, d’un corps en uniforme (pompiers, gendarmes…), d’une collectivité territoriale ou des services publics. Cette mission est obligatoire et devra être réalisée soit pendant deux semaines hors périodes scolaires, soit tout au long de l’année (84 heures minimum).

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"Vous ne pourrez pas changer de mission en cours d’année mais vous aurez un temps pour y réfléchir dès la première phase. Vous aurez le choix parmi une liste de missions disponibles à proximité de chez vous", précise le ministre à un élève de seconde.

Une cérémonie sera ensuite organisée à la préfecture pour remettre à chaque volontaire une attestation. Ce certificat vous servira de preuve pour éviter d’avoir à effectuer votre journée de défense et citoyenneté (JDC). Vous aurez aussi accès à des cours de code de la route pour pouvoir passer l’examen gratuitement à la fin du SNU.

Un ministre volontaire en juin prochain

Devant les élèves de seconde au lycée Aristide Briand à Évreux, Gabriel Attal a réaffirmé sa volonté d’effectuer le SNU avec les volontaires cette année. "J’irai tous les jours dans l’un des 13 départements avec un autre ministre comme Muriel Pénicaud (ministre du Travail) et Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Éducation nationale) et je participerai avec vous aux activités."

Une nouvelle qui a fait sourire l’ensemble des lycéens dont la plupart semblaient intéressés par le dispositif. Pour Théo, qui veut devenir militaire, le SNU est une évidence. Ryan, lui, estime que c’est une bonne idée pour développer la cohésion entre les jeunes. Une lycéenne explique quant à elle qu’il s’agit d’une expérience personnelle intéressante et dont les compétences pourront lui servir dans sa vie professionnelle. "Ça nous ouvrira des portes pour plus tard", s’exclame-t-elle.