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Témoignage

Survivre à Paris quand on vient de la campagne : mode d’emploi

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Pour apprécier la vie parisienne, il suffit juste d’un peu de préparation. // © Adobe Stock/Parilov
Pour apprécier la vie parisienne, il suffit juste d’un peu de préparation. // © Adobe Stock/Parilov

Depuis le 19 mai, les propositions d’admission tombent sur Parcoursup et l’opportunité d’aller étudier à Paris à la rentrée prochaine pourrait bien se présenter à vous. Une potentielle source d’appréhension si vous avez toujours vécu loin des grandes villes. Des étudiants vous donnent quelques conseils pour apprivoiser la capitale.

"Paris me paraissait énorme, inaccessible. Mais dès que je suis arrivée, j’ai changé d’avis. C’est un grand village !" s’exclame Lisa, étudiante en droit à la Sorbonne et originaire du Lot. Si vous avez passé votre enfance "dans un petit village très rural" comme elle, partir étudier à Paris peut être source de stress, et c’est bien normal.

L’étude publiée en 2019 par la fondation Jean Jaurès le prouve : l’idée de s’installer dans une grande ville, telle que la capitale, pour y suivre ses études ne provoque pas la même réaction selon votre lieu de résidence. Près de trois jeunes ruraux sur dix s’en inquiètent, contre 18% des jeunes d’une ville-centre. Entre apprendre à vous repérer, gérer votre budget dans la ville la plus chère de France et appréhender la foule, votre nouveau mode de vie va vous demander pas mal d’efforts. Pas de panique, il suffit juste d’un peu de préparation.

Trouver le logement idéal

Avant de poser vos valises, une première épreuve s’impose : trouver un logement dans vos moyens, et proche (en métro) de votre établissement scolaire. Normande propulsée à Paris pour suivre un cursus en histoire de l’art, Noée a mis "trois semaines en passant par les annonces postées sur le site du CROUS" pour trouver son appartement dans le XVIIIe arrondissement.

Le délai s’est allongé pour la Lotoise qui compte devenir avocate, la poussant à explorer toutes les possibilités. "Il existe d’autres résidences étudiantes qui ne sont pas du CROUS, il faut creuser". Si la colocation vous tente, elle représente une alternative pour réduire le coût de votre loyer.

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Gérer son budget

Lorsque vous débarquerez à Paris, votre pouvoir d’achat va diminuer, vous obligeant à gérer rigoureusement votre budget. Un coût mensuel que vous chercherez à minimiser tant la vie d’étudiante peut être précaire. "Il faut anticiper qu’aller boire un verre, ça ne va pas te coûter deux mais six euros", prévient Dylan, étudiant en deuxième année de licence en sciences politiques à Nanterre (92).

Bourse étudiante, aide au logement et potentiel soutien financier de vos parents ne suffiront pas forcément pour être à l’aise. Dans un souci d’indépendance, Noée et Lisa ont choisi de travailler en parallèle de leurs études. Comme serveuse 20 heures par semaine pour la première, dans un cabinet d’avocat deux jours hebdomadaires pour la seconde.

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Se confronter à la foule

Et ce n’est pas tout. Pour relier lieu de travail, lieu d’habitation, université et soirées, mieux vaut bien connaître la carte du métro. "Une demi-journée suffit", rassure Lisa qui a rapidement épousé la vie parisienne. La complexité du réseau de transports ? Un vague souvenir aussi pour Noée qui appréhendait particulièrement le fait d’être confrontée à la foule. "La première fois que j’ai pris le métro toute seule, je me suis trompée d’arrêt, c’était compliqué", avoue-t-elle.

Mais finalement, pour celle qui "marche dix fois plus vite" depuis qu’elle vit à Paris, il ne faut pas se poser trop de questions lorsqu’il s’agit de se frayer un chemin au sein d’une foule qui désoriente quelque peu. "J’y suis allée la tête la première, j’ai fait avec. C’est venu assez facilement". Une astuce : pour améliorer votre sens de l’orientation, pensez à repérer les monuments historiques.

Éviter la solitude

Enfin, pour éviter les coups de blues et apprécier davantage la vie parisienne, ne restez pas enfermé dans votre studio. Lorsque l’on arrive dans une nouvelle ville, toutes les occasions sont bonnes pour nouer des liens. Pour Dylan, étudiant d’origine toulousaine, les engagements politiques et associatifs se sont avérés déterminants. "Il faut forcer l’intégration, rejoindre les associations à la fac. Il ne faut pas de métro-boulot-dodo !" Même conseil de la part de Lisa : "Il faut partir de rien, parler à quelqu’un dans la queue d’une administration par exemple."

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N’hésitez pas à vous rapprocher d’étudiants eux aussi "expatriés" de leur campagne natale. Lisa et Dylan se sont rencontrés via un groupe Facebook à destination des Lotois vivant à Paris. "Le groupe a été créé pour braver les difficultés, trouver un stage et pour boire des coups !" détaille l’étudiante en M1 que "le calme de la campagne angoissait au bout d’un moment".

Une fois la mécanique parisienne intégrée, il n’y a plus qu’à apprécier les opportunités que vous offre la capitale en vous accordant de temps en temps selon Dylan, un "retour aux sources".