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"Au temps pour moi", "autant pour moi" et autres débats : choisissez votre camp !

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"Au temps pour moi" est la graphie traditionnelle. // © Adobe Stock/herreneck
"Au temps pour moi" est la graphie traditionnelle. // © Adobe Stock/herreneck

La langue française est nourrie de débats animés concernant l’usage de telle ou telle tournure, de telle ou telle orthographe... Voici quelques éléments qui vous permettront de vous faire une opinion... et de la défendre avec conviction !

"Au temps pour moi" ou "autant pour moi"

"Au temps pour moi" est la graphie traditionnelle. Dans le jargon militaire, l’injection "au temps !" était employée pour commander la reprise d’un mouvement depuis le début. Cette origine n’étant plus vraiment comprise, la graphie "autant pour moi" rencontre de plus en plus d’adeptes, y compris chez les écrivains et les grammairiens !

"Un après-midi" ou "une après-midi"

Le nom "midi" étant masculin, il semble logique que l’on dise "un après-midi". C’est d’ailleurs ce que recommande l’Académie française. Le féminin "une après-midi" n’est pas fautif pour autant : il s’emploie dans le langage littéraire et poétique ou pour insister sur le fait qu’une action a duré, sur le modèle de "une matinée" ou "une soirée".

"Par contre" ou "en revanche"

C’est Voltaire qui, le premier, est entré en croisade contre la locution "par contre", qui date du XVIe siècle. Il lui préférait "en revanche". Mais au XXe siècle un autre grand écrivain, André Gide, a réhabilité "par contre". Aujourd’hui, on considère que "par contre" appartient plutôt au langage courant et "en revanche", plutôt au langage soigné.

"Événement" ou "Évènement"

"Événement" : pas facile à dire, n’est-ce pas ? C’est pourquoi la graphie "évènement", plus conforme à la prononciation, s’est répandue dans le langage courant, la littérature, les médias… Cette variante n’est pas récente, elle a été attestée dès 1979 par l’Académie française, puis entérinée en 1990.

"En Avignon" ou "à Avignon"

Avant, on disait "en Avignon" car Avignon était un État pontifical (rattaché au pape). De même, on disait "en Arles" car Arles était un royaume. Avignon et Arles devenues villes, leurs noms sont introduits par la préposition "à". Il n’y a qu’en Provence que l’on continue d’employer "en" afin éviter la proximité entre les deux "a".

Un billet de Sandrine Campese, auteure pour le blog du Projet Voltaire, et formatrice en orthographe. Pour ne plus faire de fautes, entraînez-vous avec le Projet Voltaire, n° 1 de la formation en orthographe avec plus de 5 millions d’utilisateurs (écoles, entreprises, particuliers).