"C’est de ça dont je parle" : gare aux pléonasmes grammaticaux !

Par de notre partenaire Projet Voltaire, publié le 30 Septembre 2020
3 min

Un pléonasme ne consiste pas seulement à rapprocher deux mots de même sens proche, comme le célèbre "monter en haut", qui saute aux yeux. Plus subtils sont les pléonasmes grammaticaux dont les termes (généralement des pronoms, des adverbes, des conjonctions...) renvoient au même objet. La preuve par quatre.

"À cela, j’y fais attention"

Pourquoi c’est un pléonasme ? Parce qu’il y a deux compléments d’objet indirect : "y" et "à cela", qui représentent la même chose (ce dont on vient de parler). On écrit donc : "À cela, je fais attention" ou simplement "J’y fais attention".

"C’est là où je vais"

"Là" et "où" étant deux adverbes de lieu, ce sont ici des doublons ! On écrira : "C’est là que je vais" ou bien "là où je vais", sans la tournure démonstrative. Dans sa chanson, Florent Pagny utilise correctement les deux tournures : "C’est là que je t’emmènerai" et "Là où je t’emmènerai", titre de la chanson. De même, "C’est là que le bât blesse", mais "là où le bât blesse".

"C’est de ça dont je parle"

Pourquoi c’est un pléonasme ? Parce "de" et "dont" renvoient tous deux au même complément d’objet indirect. Que dire, alors ? Au choix : "C’est de ça que je te parle", ou "C’est ça dont je te parle".

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"C’est à lui à qui j’ai affaire"

Même combat ! Deux tournures introduisant un complément d’objet indirect, l’une répondant à l’autre : "à qui" / "à lui". On écrira : "C’est à lui que j’ai affaire". Rappelons, au passage, la distinction entre "avoir à faire" (quelque chose) et "avoir affaire" (à quelqu’un).

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