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Ce qu'il faut maîtriser pour réussir sa rentrée dans une formation paramédicale

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Le secteur du paramédical offre une palette large de formations. // © Adobe Stock/Monkey Business
Le secteur du paramédical offre une palette large de formations. // © Adobe Stock/Monkey Business

Pour réussir votre rentrée dans une filière du secteur paramedical, voilà une sélection d’éléments à travailler d’ici septembre.

Orthophonie, ostéopathie, psychomotricité, diététique… le paramédical offre une palette large de formations avec des attentes souvent similaires de la part des établissements. Sans surprise, les étudiants devront être à l’aise avec les sciences et vie de la Terre. Mais pas uniquement.

Parmi les prérequis qui permettent un démarrage serein, Yamina Lazzoum formatrice à l’IFSI/IFAS Tenon (formation d’infirmier), à Paris, énumère : "Le socle des matières fondamentales est essentiel. En arithmétique il s’agit des opérations de base, des proportions, des conversions. En biologie, le programme de SVT de la seconde à la terminale, sur le corps humain, les cellules et le patrimoine génétique".

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Développez une vision anatomique du corps humain

L’anatomie et la physiologie humaine sont très attendues par les formateurs. "Je recommande aux futurs étudiants de revoir les cours suivis en terminale, conseille Jean-Baptiste Autin, coordinateur pédagogique ESO Suposteo, école d’osthéopathie située à Champs-sur-Marne, en Île-de-France. Beaucoup de sites Internet proposent des visualisations anatomiques 3D très intéressantes : ils peuvent donc se familiariser avec cette vision du corps".

Suivant la formation, il faudra davantage travailler la physique-chimie (notamment l’optique pour les futurs opticiens-lunetier, par exemple) ou les mathématiques. Mais les sciences ne sont pas les seules compétences indispensables dans le paramédical. D’autant qu’elles sont souvent abordées de manière beaucoup plus appliquée qu’au lycée.

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N’oubliez pas l’anglais… et le français !

La majorité des formations nécessitent un niveau d’anglais suffisant pour pouvoir consulter des publications scientifiques. "Les sciences s’écrivent en anglais", rappelle Eric Maso, directeur de NeoSup, à Perpignan (66), qui forme au DTS Imagerie médicale et radiologie thérapeutique, au BTS de diététique ainsi qu’à celui d’opticien lunetier. Il conseille, à minima, de maintenir son niveau. Être à l’aise avec le vocabulaire de la thématique est un plus.

Autres compétences transversales à travailler : l’expression orale et, plus globalement, le français. Indispensables pour ces métiers où le contact humain est central. "Il faut être en mesure d’expliquer ce qu’on fait au patient ou d’échanger avec les médecins", souligne Jean-Baptiste Autin. "Il y aura des productions écrites à faire, des comptes-rendus, ajoute Pierre Courtois, directeur pédagogique de l’Institut supérieur de rééducation psychomotrice (ISRP) de Marseille (13). Les compétences de synthèse et rédactionnelles sont donc importantes à maintenir. Tout comme l’esprit d’analyse.

N'oubliez pas la forme physique ! "Pour la psychomotricité, on retrouve beaucoup de pratiques comme la danse, la relaxation, le yoga ou des activités expressives. Il est intéressant de maintenir l’activité ou de se renseigner sur ces disciplines", souligne Pierre Courtois.

Intéressez-vous aux grands thèmes médicaux-sociaux

Des compétences qui peuvent être complétées par une ouverture au monde. "Je conseille aux futurs étudiants de travailler la culture générale. Ils sont souvent faibles sur cette dimension. Allumez France Info, lisez "Le Monde", intéressez-vous aux grands thèmes médico-sociaux", encourage Eric Maso. Yamina Lazzoum recommande à ses futurs étudiants de consulter aussi les médias spécialisés comme Infirmiers.com ou "L’infirmière magazine".

Et pourquoi pas vous engager bénévolement auprès d’associations ? Une expérience qui "apprend le contact avec les autres" et "renforce sa conviction à soigner les gens", note Jean-Baptiste Autin. Et si cet engagement a lieu dans un établissement sanitaire et social, "il permet un premier contact avec les structures qui accueillent les professionnels une fois formés", continue Pierre Courtois.

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Préparez-vous à devenir des étudiants

Enfin, une dernière piste pour les semaines à venir : se préparer au changement ! "Devenir étudiant, c’est un autre monde. Ils peuvent déjà entamer cette prise de conscience d’un changement d’univers", note Eric Maso.

Consulter un professionnel du secteur, échanger avec de jeunes diplômés ou d’actuels étudiants. Tout est possible. Même pendant le confinement. "Il y a des forums Internet qui fonctionnent très bien, par exemple pour les étudiants en manipulation", recommande le directeur de NeoSup. Avec une dimension à ne cependant pas oublier : se ménager un temps de repos et de déconnexion pour aborder cette nouvelle vie en forme !