1. Dissection : sur quel animal pouvez-vous tomber (ou pas) en SVT ?
Décryptage

Dissection : sur quel animal pouvez-vous tomber (ou pas) en SVT ?

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Le poisson, un animal autorisé sur les tables de dissection au collège et au lycée. // © JIM WILSON/The New York Times-REDUX-REA
Le poisson, un animal autorisé sur les tables de dissection au collège et au lycée. // © JIM WILSON/The New York Times-REDUX-REA

Souris, grenouilles, poissons... Quels animaux pourrez-vous être amené à disséquer en cours de sciences ? Le 21 juillet 2016, une circulaire du ministère de l'Éducation nationale a fait le point. Explications.

Et la souris revint sur le tapis… En avril 2016, le Conseil d’État rendait possible sa dissection en cours de SVT (sciences de la vie et de la Terre) et de biologie et physiopathologie humaines. Quatre mois plus tard, une circulaire du ministère de l'Éducation nationale, publiée le 21 juillet, est chargée de clarifier la situation pour les collégiens et lycéens. 

Sur quels animaux (morts) pouvez-vous tomber ? Jean Ulysse, du bureau national de l'APBG (Association des professeurs de biologie et de géologie) donne son interprétation.

Que dit la circulaire ?

Dans ce texte, il est expliqué que vous pourrez disséquer en classe certains invertébrés et tous les vertébrés trouvés dans le commerce et destinés à l'alimentation. Attention, “il ne s'agit pas uniquement de l'alimentation humaine. Il est possible d'acheter en magasin des animaux qui serviront à en nourrir d'autres”, indique Jean Ulysse. Ceux-là peuvent donc aussi être disséqués. La circulaire du ministère est surtout parue dans le but d'éviter l'utilisation de bêtes élevées uniquement à des fins d'expériences scientifiques. “Pour respecter la vie, il faut voir comment elle se comporte naturellement et n'utiliser que les animaux qui vont de toute façon être mangés”, déclare Jean Ulysse. Cette règle ne s'applique plus pour les études supérieures.

Mais alors, qu'allez-vous disséquer ?

Il n'est pas possible d'étudier les “céphalopodes”, c'est-à-dire les sèches, les calamars, les pieuvres, etc. Cela n'a d'ailleurs jamais été le cas puisqu'ils ont une structure cérébrale particulière. “Le but de ces études en classe est de découvrir la construction réelle des organes, c'est pour cela qu'il est préférable de travailler avec des animaux qui ne sont pas si différents de nous”, justifie Jean Ulysse.

En général, les professeurs choisissent donc des oiseaux, des poulets ou des souris. Ces dernières sont intéressantes pour la (grande) taille de leurs intestins par rapport à leur corps. De son côté, le poisson est intéressant pour sa tête : on voit bien de quelle manière est fait l'architecture encéphale-moelle épinière.

Tel ou tel animal disséqué : c'est votre professeur qui en décidera, en fonction de ce qu'il voudra vous apprendre. Néanmoins, certains vous épargneront peut-être l'exercice, qui peut déplaire et que vous pouvez refuser. Vidéos, logiciels, maquettes : les alternatives existent.

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