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Coronavirus : la fin de l'année scolaire est prévue le 4 juillet 2020

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Pour le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, "rester jusqu’au 4 juillet sera une condition sine qua non pour obtenir le diplôme". // © Adobe Stock/a_korn
Pour le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, "rester jusqu’au 4 juillet sera une condition sine qua non pour obtenir le diplôme". // © Adobe Stock/a_korn

Le vendredi 3 avril, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé que l'année scolaire 2020 devrait se terminer le 4 juillet. Une date valable aussi bien pour les collégiens que pour les lycéens. Jusqu'au début officiel des vacances scolaires 2020, les élèves des classes de troisième, première et terminale en particulier devront faire preuve d'assiduité pour valider l'obtention du brevet et du bac.

C'est désormais officiel : les élèves de collège et de lycée devront être présents en classe jusqu'au 4 juillet. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé ce vendredi 3 avril la date de la fin de l'année scolaire lors d'une conférence de presse. Ce nouveau calendrier devrait permettre aux élèves de rattraper les semaines de cours perdues pendant la période de confinement.

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L'annonce a été plutôt bien accueillie par Ambre, une élève de terminale âgée de 18 ans, qui affirme être prête à décaler ses vacances. "C'est normal, nous allons perdre minimum cinq semaines de cours. J'ai l'impression d'apprendre moins avec le confinement. J'ai seulement deux professeurs qui font des cours en visioconférence. Il faut avoir un maximum de connaissances qui pourront être utiles plus tard."

Il est vrai que depuis le début du confinement, et malgré le dispositif de continuité pédagogique déployé, il est difficile de s'assurer que l'ensemble des élèves bénéficient de conditions correctes pour poursuivre leur apprentissage. Le ministre de l’Éducation nationale a reconnu que l'ensemble des collégiens et lycéens ne pouvaient bénéficier d'excellentes conditions d'apprentissage.

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Le contrôle de l'assiduité sera renforcé

L'obtention finale du baccalauréat pour les élèves de terminale mais aussi du diplôme national du brevet (DNB) pour les élèves de troisième dépendra de votre assiduité. Le ministre de l’Éducation nationale a été très clair à ce sujet : "Rester jusqu’au 4 juillet sera une condition sine qua non pour obtenir le diplôme."

Par conséquent, les professeurs redoubleront de vigilance concernant votre présence aux cours mais aussi sur votre motivation à poursuivre vos études. Ce n'est donc pas le moment de baisser les bras.

Néanmoins, ce nouveau calendrier risque de poser problème aux élèves qui souhaitent travailler au début de l'été. Nous vous conseillons de prendre contact avec votre employeur dès que possible afin de trouver un nouvel accord sur votre date d'embauche.

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Précision sur le calendrier des rattrapages

Le ministère de l'Education nationale a définit un calendrier pour les élèves qui n'obtiendront pas la moyenne et qui devront passer des épreuves de rattrapage. Les élèves qui auront entre 8 et 9,9 de moyenne pourront passer les oraux de rattrapage entre le 8 et 10 juillet. Cela concerne aussi bien les élèves en voie générale ou technologique, que les élèves en lycée professionnel.

Nous rappelons que l'épreuve orale du baccalauréat de français est maintenue "dans les conditions initialement prévues" comme le précise le ministère. L'épreuve se déroulera la semaine du 26 juin au 04 juillet.

Un retour en classe envisagé le 4 mai

Pour l'instant, le ministre de l’Éducation nationale maintient le même discours. La date du 4 mai demeure la solution privilégiée pour un retour en cours, mais plusieurs scénarios sont actuellement à l'étude.

"Nous devons tenir compte de l’ensemble des incertitudes et de l’évolution de la situation sanitaire. Un retour au début du mois de mai n'est qu'une hypothèse", précise Jean-Michel Blanquer, qui s'appuiera sur l'expertise des autorités sanitaires pour valider la date de reprise des études.

Il est possible que la reprise s'effectue progressivement, en fonction des zones géographiques. Une piste que le ministre de l'Éducation nationale n'écarte pas pour l'instant. "Toutes les hypothèses sont sur la table. Le retour en classe ne sera pas massif et immédiat, il faudra remettre en route les établissements." Un temps pédagogique pourrait être mis en place dans les établissements scolaires afin d'assurer la continuité des cours.

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