Deux questions que tout le monde se pose sur le pronom "on"

Par Sandrine Campese du Projet Voltaire, publié le 18 Novembre 2019
2 min

D’après l’adage, "on" ne peut pas plaire à tout le monde… Il est vrai que ce pronom personnel indéfini, très fréquent dans la langue courante, n’est pas si simple qu’il y paraît. Voici, en exclusivité, les réponses aux deux questions que vous vous êtes toujours posées !

Faut-il dire "on" ou "l’on" ?

Devant "on", il est d’usage de mettre un "l’" pour éviter l’hiatus (suite de deux voyelles), notamment après "et", "ou", "où", "qui", "si". Exemple : "J’aime les week-ends où l’on ne fait rien." Ce "l’" sert aussi à éviter le son [con]. À "qu’on", on préférera "que l’on". Exemple : "ll faut que l’on se voie rapidement." (Vous noterez, au passage, l’emploi du subjonctif voie.)

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Faut-il accorder "on" ?

Sous-entendu, accorder l’adjectif ou le participe passé employé avec "on" ! Il est vrai que "on" correspond à la 3e personne du singulier, alors que, la plupart du temps, il désigne un collectif.
Si "on" a une valeur englobante, s’il ne désigne personne en particulier, on n’accorde pas. C’est le cas dans le titre de l’émission de divertissement On n’est pas couché.
Si "on" représente des personnes identifiables, s’il peut être remplacé par "nous", on accorde. Ainsi, des petites filles s’écrieront "On est contentes" (et pas "on est content", ce qui serait très étrange !).

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