1. L’univers du bijou, « notre dénominateur commun » au sein du CAP
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L’univers du bijou, « notre dénominateur commun » au sein du CAP

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Lucile, 21 ans, vient de valider son CAP Arts et techniques de la bijouterie-joaillerie à l’Ecole privée de la rue du Louvre (Paris). A la veille de sa rentrée en BMA (brevet des métiers d’art), elle nous raconte son choix d’orientation, étonnant après un bac S, sa passion pour l’art du bijou, ses projets d’avenir et nous ouvre les arcanes d’une formation très technique.

Dans la classe de Lucile, les discussions et les activités autour de la bijouterie dépassent aisément le cadre de l’école et de leurs heures de cours. "Pour la plupart, les gens ne sont pas ici par hasard, explique-t-elle. Nous sommes réunis par une même passion. Ainsi, les liens d’amitié se créent très tôt la première année."

"Nous lisons les mêmes magazines, nous parcourons les salons, nous allons voir les expos ensemble, ajoute-t-elle. Nous avons des styles très différents, chacun a sa propre sensibilité mais le bijou est notre dénominateur commun." Quelques élèves de sa classe se font de l’argent de poche en mettant en vente leurs créations de bijouterie fantaisie, tandis que d’autres s’exercent à réaliser des pièces plus complexes pour leur entourage.

"Un maximum de défis personnels"


cap bijouterie joaillerieLucile apprécie que ses professeurs soient "très ouverts aux projets personnels extrascolaires" et "toujours disponibles pour prêter conseil". Aussi, son établissement offre aux élèves un libre accès à leurs établis en dehors des cours et pendant les vacances. "L’école nous encourage à nous lancer dans un maximum de défis personnels en présentant, par exemple, des concours pour des marques de bijouterie ou des organismes comme le Rotary Club", souligne-t-elle.

Elle a récemment été comblée par deux médailles d’or obtenues aux épreuves départementale et régionale du concours "Un des meilleurs apprentis de France". Des récompenses attribuées après évaluation d’une bague imposée par un cahier des charges très précis, qui lui a demandé quelque 200 heures de travail sur son temps libre.

La déformation professionnelle, déjà !


La jeune femme observe constamment les nouveautés du marché et explique partager avec les autres élèves une grande estime pour les joailliers de prestige. "Il suffit de voir notre excitation au début de la première année à l’idée de découvrir notre parrain", explique-t-elle en référence au partenariat de parrainage qui lie chaque promotion de son école à une grande entreprise de joaillerie. Après Boucheron, Dior, Fred, Piaget ou Van Cleef & Arpels, la promotion de Lucile est parrainée par le groupe Swatch, présent en joaillerie à travers ses marques Breguet et Omega.

Enfin, avec les autres élèves, elle remarque que leur regard sur les bijoux a beaucoup évolué depuis leur entrée à l’école : "Aujourd’hui nous sommes davantage dans l’analyse, nous cherchons automatiquement à nous représenter les différentes étapes de réalisation… une vraie déformation professionnelle !" Mais pas question d'en faire pour autant une obsession : "Aimer les bijoux c’est une chose, mais j'essaie de rester ouverte aux autres formes d’art et d’expression. Personne ici n’est monomaniaque !"

Pour aller plus loin : Écoles de mode : le choix des professionnels / Travailler dans le luxe : dans les coulisses d'un 5-étoiles au cœur des vignes / Travailler dans l’artisanat du luxe : zoom sur 4 métiers d'exception / Quel avenir pour les métiers du luxe ?

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