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Un BMA art du bijou et du joyau pour intégrer un atelier de joaillerie

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Lucile, 21 ans, vient de valider son CAP Arts et techniques de la bijouterie-joaillerie à l’Ecole privée de la rue du Louvre (Paris). A la veille de sa rentrée en BMA (brevet des métiers d’art), elle nous raconte son choix d’orientation, étonnant après un bac S, sa passion pour l’art du bijou, ses projets d’avenir et nous ouvre les arcanes d’une formation très technique.

"Alors que j’avais très vite éliminé l’option de l’apprentissage pour mon CAP, j’ai beaucoup hésité à faire mon BMA (brevet des métiers d’arts) en alternance", explique Lucile qui a choisi cette poursuite d'études sur les conseils de ses professeurs et de son maître de stage. "L’alternance peut être une bonne formule quand il débouche sur une vraie opportunité d’embauche. Mais encore faut-il trouver un employeur et il y a le risque de mal tomber."

CAP puis BMA : une suite logique

 
Dispensé sur 2 ans, le BMA art du bijou et du joyau est la suite logique du CAP de Lucile avec un programme d’enseignement similaire. "La différence de niveau entre les élèves de CAP et ceux de BMA est très nette, remarque-t-elle. Il est d’ailleurs très stimulant de constater nos progrès au quotidien." Principales échéances : la première année comprend un stage de 3 mois (attribué par l’école en fonction du classement des élèves) tandis que la seconde se solde par un important projet personnel de création et réalisation.

Et ensuite ? "Je n’exclus aucune possibilité, mais le plus probable serait d’arrêter là", estime-t-elle. Le DMA art du bijou et du joyau (diplôme des métiers d’arts, accessible après un BMA, un bac STI arts appliqués ou une année de mise à niveau aux diplômes des métiers d’art) ne l’intéresse qu’à moitié, car trop axé "créa’" avec beaucoup moins de travail technique. "Bien qu’en alternance, cela aurait du sens puisque le temps passé en entreprise me permettrait de garder le rythme de l’atelier", ajoute-t-elle après réflexion.

10 ans pour acquérir les gestes du métier
 

lucile cap bijouterie joaillerie
Lucile a du mal à cerner précisément la situation de l’emploi après l’école, ce qui n’entame en rien son optimisme : "Je suis en formation dans la capitale mondiale de la joaillerie, j’adore ce que je fais et je travaille dur pour réussir, j’ai quand même de bonnes raisons d’être confiante !".

Elle voudrait intégrer un atelier de joaillerie pour, à terme, participer à la réalisation de pièces uniques. "Mais il ne faut pas se faire d’illusions, je commencerai certainement par de la série parce qu’après l’école, on n’a pas fini de se former, explique-t-elle. Les joailliers ont coutume de dire qu’il faut 10 ans pour acquérir les vrais gestes du métier."

Un jour, lorsqu’elle s’estimera "suffisamment aguerrie", Lucile voudra lancer ses propres créations, monter son atelier, se spécialiser dans l’émaillage peut-être… "On verra, tout est possible".
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