Pourquoi faire appel à un psychologue de l’Éducation nationale ?

Par Thibaut Cojean, publié le 24 Novembre 2021
5 min

LES ACTEURS DE L'ORIENTATION. Ils sont 3.600 en France avec pour mission de conseiller les collégiens, lycéens et étudiants dans leur orientation. Focus sur le rôle des psychologues de l’Education nationale : quand, comment et pourquoi faire appel à eux pour vous aider dans votre projet ?

La réussite scolaire n’est pas l’unique mission de l’école de la République. L’orientation vers une filière ou un métier en accord avec ses compétences et ses appétences fait également partie du rôle d’un collège ou d’un lycée. Pour cela, l’Éducation nationale emploie des psychologues EDCO (pour la spécialisation "éduction, développement et conseil en orientation"), appelés psychologues de l’Éducation nationale (psy-EN). Chaque collégien et lycéen de France peut faire appel gratuitement à ces professionnels.

Où trouver un psy-EN ?

"Nous faisons partie du service public", insiste la psy-EN Betheni Sayah, du CIO Mediacom à Paris. Les psy-EN interviennent principalement dans deux types de structures de l’État : les établissements publics (collèges, lycées et universités) et les centres d’information et d’orientation (CIO).

Mais ils sont peu nombreux : environ 3.600 pour toute la France, soit un pour 1.500 élèves. C’est pourquoi ils sont rarement affiliés à un seul établissement, mais tournent sur différents collèges et lycées.

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Quelles sont les missions d’un psy EN ?

Au sein d’un lycée, "les psy-EN font souvent des interventions devant des classes entières", explique Betheni Sayah. Organisées à l’initiative d’un professeur principal ou d’un chef d’établissement, ces sessions plénières visent à donner "une information générale qui concerne tout le monde". Par exemple, présenter Parcoursup (pour les élèves ou les parents), passer en revue les différents diplômes, définir le calendrier d’orientation ou travailler sur les déterminants de l’orientation.

Mais les psy-EN consacrent aussi de nombreuses heures à des entretiens individuels avec les élèves qui en font la demande. "L’intérêt du psychologue est qu’il a une approche global du lycéen, développe Betheni Sayah. Il va tenir compte du contexte familial, du niveau scolaire, de ses centres intérêts, ses spécificités…"

Au lycée public, ce travail peut parfois se faire en concertation avec les professeurs, les CPE ou encore les infirmières. Mais ces entretiens peuvent également se tenir dans les CIO. C’est là que devront se rendre les élèves scolarisés dans le privé.

Pourquoi consulter un psy-EN ?

"Le psychologue est la personne qui a la meilleure connaissance du système scolaire", poursuit Betheni Sayah, qui précise qu’elle et ses confrères suivent chaque année une journée spécialement consacrée à la mise à niveau de leurs connaissances des différentes formations et diplômes.

En plus d’un large champ de connaissances, les psy-EN sont des professionnels de l’accompagnement : ils sont diplômés de psychologie et d’un diplôme d’État de spécialisation en orientation. Ils sont notamment compétents pour faire passer des tests en entretien, qui aideront les élèves à déterminer leurs intérêts, leurs motivations ou encore leurs valeurs.

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Quand faire appel à un psy EN ?

"Les psy-EN ne sont pas réservés aux jeunes en difficultés scolaires !" insiste Betheni Sayah. De même, il ne s’agit pas d’une thérapie médicale, mais bien d’une procédure d’accompagnement et de conseil. "Les procédures sont pour tout type d’élève, du collège à l’université."

Si elle reconnaît que les élèves consultent généralement sous l’impulsion des parents ou après des retours du conseil de classe, la psychologue leur recommande aussi d’échanger sur leur réflexion avec les autres élèves : "Si on sent qu’on est en retard dans son projet d’orientation, autant aller en parler."

La psychologue constate notamment que la demande des élèves est plus pressante en terminale, particulièrement lors de la procédure Parcoursup. Car chaque année scolaire, qu'il s'agisse des élèves de troisième, seconde, première ou de terminale, Betheni Sayah observe une forte affluence lors des deux derniers trimestres… "Il y a tout intérêt à anticiper le projet, à commencer à y réfléchir dès le mois de septembre."

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