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Décryptage

Echec scolaire : la MGi (mission générale d'insertion), passerelle vers le lycée professionnel

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Renvoi, échec scolaire, orientation subie ou mal choisie, problèmes familiaux, psychologiques, sociaux… 130 000 élèves du secondaire quittent chaque année le système scolaire sans diplôme. Après une rupture avec l’école, il est pourtant possible d’y revenir. Alors que la IIe Journée du refus de l’échec scolaire vient de se tenir et que Nicolas Sarkozy a annoncé le 29 septembre des mesures pour aider les "décrocheurs", nous vous faisons découvrir des passerelles qui permettent de "raccrocher".

"Normalement, quand les jeunes quittent un établissement de leur gré ou à cause d’un renvoi, le principal de collège ou le proviseur de lycée d’où part l’élève le reçoit avec un conseiller d’orientation psychologue pour un entretien de situation afin de balayer les solutions", explique André Scheer, coordinateur de la MGI (Mission générale d’insertion) de l’académie de Paris. Dans l’année qui suit le décrochage, les chefs des établissements d’origine des adolescents jouent donc un rôle très important. Mais lorsque la rupture est consommée, des éducateurs de rue ou de la Protection judiciaire de la jeunesse, des travailleurs sociaux ou des psychologues accompagnent les jeunes vers un CIO (centre d’information et d’orientation).

800 jeunes repérés à Paris

Chaque année, environ 800 décrocheurs, qui ont pu être repérés dans l’académie de Paris, sont invités à participer à des sessions d’information et d’orientation. Organisées par la MGI avec les missions locales, les Points infos jeunesse et les CIO, ces sessions se déroulent en septembre-octobre, puis de décembre à février.
Au programme : présentation des actions de la MGI, des formations en alternance et des formations continues. "Nos actions s’adressent aux jeunes ayant des difficultés linguistiques, à ceux qui ont échoué à un examen de type CAP, BEP ou bac pro, ou qui ont quitté le lycée professionnel en cours de route", détaille André Scheer.

Immersion dans le monde du travail

Christian Beauregard, également coordonnateur à la MGI, insiste sur l’avantage représenté par les stages proposés aux jeunes. "Ils découvrent qu’un vendeur est debout toute la journée et mange en décalé parce que les gens viennent à l’heure de midi, ou qu’un plombier retrousse ses manches pour mettre les mains dans les toilettes." Cette immersion dans le monde du travail permet à des élèves qui fantasment ces métiers de se décider à entamer un bac pro. "Ils comprennent que l’école, c’est souvent mieux que ce genre de boulot", ajoute Christian Beauregard.

À Paris, une dizaine de lycées professionnels et un collège accueillent les actions de la MGI. D’après André Scheer, "75% des jeunes qui passent par la MGI sont rescolarisés en lycée professionnel au bout d’un an, 5% partent vers un emploi ou plus rarement vers un lycée pour raccrocheurs". Les autres sont perdus de vue.


La Mission générale d’insertion de Paris bénéficie d’un budget de 900.000 €, dont 650.000 proviennent du rectorat, 200.000 du Fonds social européen et 59.000 du Plan espoir banlieue. S’adresser au centre d’information et d’orientation pour un entretien de situation.


Droit à la formation ou à l'emploi pour les décrocheurs de 16 à 18 ans
A l'occasion de la présentation des principales mesures du plan d'aide à la jeunesse, le chef de l'Etat avait annoncé le 29 septembre 2009 qu’un droit à la formation ou à l'emploi serait créé pour les 16-18 ans qui quittent le système scolaire avec l’obligation pour l'Etat de leur assurer un suivi, des conseils et une offre de formation et/ou d'emploi. Les mesures du plan d'aide à la jeunesse annoncées par Nicolas Sarkozy.

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