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Décryptage

Quand le redoublement peut être bénéfique

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Si les enquêtes affirment que globalement, le redoublement n’est pas une solution efficace pour résoudre le problème de l’échec scolaire, chercheurs, professeurs, chefs d’établissement, parents reconnaissent qu’il peut être bénéfique dans certains cas.

Dans ces situations précises, le redoublement permet de reprendre les choses en main, de se remettre à niveau. En outre, son impact psychologique au lycée n’est pas aussi nocif qu’au primaire. “Les lycéens sont plus solides que les enfants, moins fragiles quand ils sont coupés de leurs amis de classe”, concède Marie Duru-Bellat, sociologue à Sciences po.


Le redoublement peut être utile pour l’élève :
- s’il a été perturbé par un événement personnel (divorce des parents, maladie, décès, déception sentimentale…) au cours de sa première année ;
- s’il a des capacités, mais n’a pas travaillé. “Dans ce cas, on travaille sur la motivation”, indique Marc Perrier, proviseur du lycée Jean-Giraudoux de Bellac (87).
- s’il vise absolument une orientation précise : la filière générale, une série de bac (en particulier une première scientifique), des études supérieures … Le redoublement devient alors stratégique ;
- s’il a obtenu de mauvaises notes aux épreuves anticipées du bac et ne veut pas passer en terminale avec du retard ;
- s’il manque de maturité, a du mal à s’organiser par manque d’autonomie. C’était le cas de Guillaume, redoublant de seconde à la Celle-Saint-Cloud (78). “Pour améliorer mes résultats, j’ai arrêté les soirées, les jeux vidéo, mes parents m’ont sucré la télé. Cela m’a aidé à faire mes devoirs. Aujourd’hui, j’arrive à travailler sans être cadré.” (lire le portrait complet de Guillaume).
 

Les conditions de réussite
Pour un redoublement efficace, certaines conditions doivent être réunies. Le jeune doit être suivi (lien vers article alternatives). Il parfois préférable qu’il change de cadre (notamment d’établissement et de professeurs) pour prendre un nouveau départ. Mais il doit surtout avoir un projet d’orientation concret et réaliste, adhérer à son redoublement (sa famille aussi), et même mieux l’avoir choisi. “Pour les motiver, je dis aux élèves que le redoublement se mérite. C’est une nouvelle chance qui s’offre à eux pour améliorer leur dossier et gagner en maturité”, déclare Marc Perrier. Dans cet établissement, sur les 7 redoublants de seconde (sur 135 élèves) de 2011, 5 ont obtenu les encouragements au premier trimestre. Les 2 autres sont dans la moyenne.

Pour aller plus loin : Le redoublement devient exceptionnel / Redoubler sa seconde : cela en vaut-il la peine ? / Admission postbac : faut-il redoubler sa terminale pour avoir un meilleur dossier sur APB ? / Bac ES : le redoublement volontaire en fin de 1re, une bonne idée ? / Démission, licenciement, redoublement : rebondir quand l’alternance tourne mal

Sommaire du dossier
Retour au dossier Redoublement : chronique d’une fin annoncée Quand le redoublement peut être bénéfique Quand le redoublement peut être inutile Quelles alternatives au redoublement ? Auguste, 18 ans : “Redoubler ma seconde ne m’a servi à rien” Floriane, 16 ans : “Je redouble ma seconde pour mon avenir” Frank, 18 ans : “Redoubler a été une chance et pénalisant à la fois” Guillaume, 17 ans : “Redoubler ma seconde m’a permis de mûrir”