Le député Benoist Apparu présente sa réforme du lycée

Par Virginie Bertereau, publié le 27 May 2009
2 min

Benoist Apparu, le député UMP de la Marne, a présenté mercredi 27 mai 2009 son rapport sur la mission d’information sur le lycée. Il devance ainsi Richard Descoings, chargé de la mission lycée par Nicolas Sarkozy, qui doit rendre ses propres conclusions aux alentours du 11 juin 2009. Son texte compte 232 pages, résumées en trente propositions réparties en huit thèmes. Voici ses principales préconisations :

1 – créer un bloc primaire-collège avec une culture commune pour 100 % des jeunes d’une génération et un deuxième bloc lycée-licence.

2 – redonner son caractère général et indifférencié à la seconde. L’année comprendrait un tronc commun (français, maths, histoire-géo, LV1, LV2, sciences expérimentales, sport), quatre modules d’approfondissement et d’exploration dont deux modules obligatoires (sciences écos et technologie) et deux modules au choix (dans la famille sciences ou la famille lettres) et de l’accompagnement. Chacun de ces trois groupes d’enseignement occuperaient respectivement 70 %, 20 % et 10 % du temps scolaire.

3 – faire une spécialisation progressive. En première, Benoist Apparu préconise une spécialisation progressive en offrant le choix entre une première générale ou une première technologique, puis une terminale spécialisée.

4 – créer un "sas de rattrapage" (ou stage de remise à niveau) l’été pour lutter contre le redoublement en seconde.

5 – réduire le temps scolaire hebdomadaire à 35 heures : 30 heures de cours et 5 heures de "travail à la maison" organisées au lycée pour lutter contre les inégalités sociales.

6 – aller vers plus d’interdisciplinarité. Ce qui éviterait d’étudier des chapitres deux fois, dans deux matières différentes.

7 – pour le bac, garder le contrôle terminal pour cinq matières (français, philo, histoire-géo + deux épreuves de spécialisation) mais instaurer une part de contrôle en cours de formation pour les autres matières (LV1, LV2, sport et autres).

8 – donner aux établissements une part de liberté pédagogique (autrement dit d’autonomie). Cette liberté pourrait être utilisée pendant les 3 heures d’accompagnement hebdomadaires.

9 – modifier l’accès à l’enseignement supérieur. Benoist Apparu propose notamment d’instaurer des quotas de bacheliers technologiques dans les IUT (au moins 50 %) et de déspécialiser la première année d’université à la manière de la L1 santé. "On pourrait penser à une L1 droit-économie-gestion par exemple", indique-t-il. 

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