Quels changements pour la première ?

Par Virginie Bertereau, publié le 30 Septembre 2008
3 min

La première aujourd’hui

En fin de seconde générale et technologique, les élèves choisissent une série de bac (S, ES, L, STG, STI, ST2S…), une option obligatoire destinée à donner une coloration à la filière (ex : maths, SVT, sciences physiques ou sciences de l’ingénieur en S ; arts appliqués, génie civil, génie optique, etc. en STI) et des options facultatives.

La première en 2010


Le but est de se diriger vers un lycée "sans filières", "décloisonné". Les élèves de première retrouveraient les enseignements généraux de seconde (français, LV1, LV2, maths et EPS) semestrialisés, moins l’histoire-géo. En revanche, la philo pourrait être enseignée dès ce niveau. Des modules de spécialisation choisis en majorité dans l’une des quatre familles de disciplines (humanités et arts, sciences, sciences de la société et technologies) permettraient de "colorer" ces parcours. Mais un élève qui aurait choisi la dominante sciences pourrait faire de l’économie, par exemple. Les passerelles, multipliées, rendraient plus faciles les réorientations. Nouveauté : un module "informatique", identifié comme "une initiation à la société de la connaissance" pourrait être proposé.
Au total, 16 modules d'enseignements généraux et 16 modules de spécialisation seraient répartis sur deux ans (première et terminale).

En ligne de mire : la fin de l’hégémonie de la série S, qui attire même les littéraires, sans pour autant pousser les jeunes vers les carrières scientifiques. A la rentrée 2007, Xavier Darcos déclarait vouloir "rendre de nouveau attractive la série L, de plus en plus désertée" et résoudre le problème de la série ES, une voie "aux débouchés incertains". Des propos qui avaient fait polémique… Se dirige-t-on également vers la fin de la voie technologique ?

Moins d’options rares


Ce serait également la fin de "l’empilement d’options" évoqué par Nicolas Sarkozy en juin 2008. Trop chères… En première aussi, les emplois du temps seraient donc allégés pour favoriser le travail personnel. Aujourd’hui, les lycéens ont 36 heures de cours par semaine. "Soit 20 % de plus que dans les autres pays européens", a rappelé le ministre de l’Education nationale.

Dupes, pas dupes ?


Certains parents et représentants de la communauté éducative affirment que les mesures Darcos ne changeront pas grand chose au problème. Leur impression ? Les options scientifiques risquent d’être réservées aux bons élèves et constituer des portes d’accès aux filières sélectives (prépas, DUT, BTS…). Un peu comme certaines familles choisissent l’allemand et le latin dans l’espoir que leur enfant se retrouvera dans la meilleure classe…

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