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Lycée : quelles spécialités choisir pour entrer en licence de droit

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Plutôt littéraire ou plutôt scientifique ? En droit, les portes sont ouvertes à tous. // © plainpicture/Cavan Images
Plutôt littéraire ou plutôt scientifique ? En droit, les portes sont ouvertes à tous. // © plainpicture/Cavan Images

Quelles spécialités faut-il choisir pour intégrer une licence de droit ? D’ici quelques temps, élèves de seconde, vous devrez vous décider. Pour vous aider, voici quelques conseils de trois responsables de formation.

Avec la réforme du lycée et la suppression des filières ES, L et S, dès le deuxième trimestre, les élèves de seconde doivent sélectionner les trois spécialités qu’ils étudieront en première parmi une liste de 7 à 12 propositions, selon les établissements. Si le droit ne figure pas dans cette liste, l’option sera quant à elle accessible à tous les élèves de terminale dès la rentrée 2020. En attendant, quelles que soient les matières envisagées, les universités mettent surtout l’accent sur la culture générale, essentielle pour entrer en licence de droit.

L’histoire-géo en tête des spécialités

De manière générale, les profils littéraires sont particulièrement recherchés. "Nos étudiants doivent aimer lire et écrire, ce sont des qualités indispensables dans le domaine du droit", affirme Arnaud Haquet, responsable de licence 1 en droit à l’université de Rouen. "Tout au long de leur formation, ils auront besoin de maîtriser le français ou plutôt de savoir mener un raisonnement structuré. Cela ressemble beaucoup à ce que l’on attend déjà dans un devoir d’histoire, d’économie ou de philosophie par exemple", renchérit Karine Foucher, son homologue à l’université de Nantes.

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Selon elle, la spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politique est une évidence, juste devant les SES (sciences économiques et sociales) et humanités, littérature et philosophie. Un avis partagé par le responsable de l’université de Nîmes, Nicolas Leroy. "Par exemple, ils auront besoin de notions en sciences politiques pour le droit constitutionnel ou le droit des relations internationales, de l’histoire pour le cours sur l’histoire des institutions…". Des compétences littéraires qui ne sont pourtant pas incompatibles avec un profil plus scientifique.

Les sciences, toujours bienvenues

"Nous ne sommes pas dans une logique de fermeture", réplique Karine Foucher. Étant donné que la matière n’est pas enseignée au lycée, les nouveaux étudiants sont sur un pied d’égalité à leur arrivée en licence, et ce, quel que soit leur profil. "Être plus à l’aise en maths et en physique-chimie n’est pas rédhibitoire, au contraire. Les bacheliers S sont ceux qui réussissent le mieux leur première année parce qu’ils ont un mode de raisonnement qui est recherché en droit", admet Nicolas Leroy. Même constat pour Arnaud Haquet : "Le droit est une matière où il faut faire des démonstrations et des déductions, il faut être rigoureux."

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Mais le responsable émet tout de même quelques réserves. "Les élèves scientifiques aiment avoir une réponse. En droit, ce n’est pas toujours le cas. Il faut l’accepter, certains seront sans doute déçus." Et s'il "faut être logique, bien sûr, le droit ne ressemble pas du tout à de l’algèbre. Nos étudiants font des compositions de trois heures, c’est avant tout de la rédaction", indique Karine Foucher.

Ce qui explique pourquoi, sur Parcoursup, certaines disciplines scientifiques sont laissées de côté dans ce que l'on attend des étudiants. "À Nîmes par exemple, cela ne sert à rien de miser sur la physique-chimie pour entrer en licence de droit puisque la note ne compte pas dans l’algorithme de Parcoursup contrairement à la philo, le français, l’histoire-géo et les maths", révèle Nicolas Leroy. Mais avec la suppression des filières, personne ne sait si le dispositif fonctionnera toujours de la même manière en 2021.

Consolidez votre culture générale

Enfin, gardez en tête que l’université attend des profils curieux et ouverts d’esprit. "Il doivent avoir des connaissances sur l’actualité et une bonne culture générale, insiste Nicolas Leroy. Aujourd’hui, ceux qui bénéficient d’un parcours d’accompagnement en licence de droit suivent des cours sur cela." À l’université de Rouen, le responsable cherche également des élèves polyvalents et capable de s’adapter facilement.

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Rassurez-vous ! Les trois responsables de formations s’accordent à dire que le choix des spécialités n’aura pas vraiment d’impact dans le processus d’admission en licence. "Il faut être bon partout, ne pas se fermer des portes", poursuit Nicolas Leroy.

Le professeur encourage les lycéens à bien se renseigner sur cette licence car, même s’il n’y a pas de "par cœur" comme certains l’imaginent, le travail est très conséquent. "Ceux qui ont la chance de suivre l’option droit et grands enjeux du monde contemporain en terminale doivent le faire, car le cours amorce déjà des problématiques abordées en licence", recommande Karine Foucher.