Entrer dans un lycée d’élite public : quelle stratégie sur Affelnet ?

Par Sophie de Tarlé, publié le 29 Mars 2011
3 min

Lycée sectorisé, désectorisé, international, privé : pour chacune de ces catégories, nous avons choisi 2 établissements et demandé à d’heureux élus de nous raconter comment ils y étaient entrés.

Il existe des moyens d’augmenter ses chances d’intégrer un lycée d’élite public, prenant des élèves de la région. Cas pratiques aux lycées Carnot de Dijon (21) et Blaise-Pascal d’Orsay (91).

Le  lycée Carnot de Dijon  et le  lycée Blaise-Pascal d’Orsay  font partie de notre liste de lycées d’excellence. Pourtant, ils recrutent uniquement dans leur secteur. C’est que tous deux possèdent certaines spécificités qui attirent les meilleurs.


À Carnot, misez sur le chinois ou la musique

 
Le lycée Carnot de Dijon, par exemple, a développé l’enseignement musical. Georges, qui est médecin, a voulu y inscrire sa fille en 2nde. "Notre fille venait d’un collège de la région où elle avait suivi un enseignement en CHAM (classe à horaires aménagés). Sa moyenne était de 15,5. Nous avons demandé le lycée Carnot en premier, le lycée Charles-de-Gaulle en 2e, et le lycée Montchapet en 3e", explique-t-il. Bien joué, car la jeune fille a été admise en section musique. L’établissement propose aussi le chinois et des langues anciennes. Autant de choix qui peuvent être de bons moyens d’obtenir ce lycée très convoité.


À Orsay, le russe pour les plus forts

 
Dans un autre genre, le lycée d’Orsay est célèbre pour attirer les enfants des ingénieurs et chercheurs de la région. Il est entouré par Polytechnique, HEC (école des hautes études commerciales), Centrale, le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) et le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Et le niveau s’en ressent. Sectorisé, il accueille en priorité les élèves venant d’Orsay, de Villebon-sur-Yvette et de Bures-sur-Yvette. Dans cette académie, les parents émettent 4 vœux via la procédure Affelnet, dont un lycée du secteur.

Informaticien, Michel, qui habite avec sa famille à Bures-sur-Yvette, y a inscrit son fils Arthur, aujourd’hui en première S. "Nous habitions dans le secteur du lycée et mon fils était plutôt bon en maths au collège. Mais au lycée, le niveau était tel qu’il a dû prendre des cours de soutien !" explique-t-il. Les élèves les plus forts pourront postuler en anglais-allemand, la meilleure classe, ou demander le russe.

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