Affelnet 2010 : encore un effort

Par Sandrine Chesnel, publié le 12 Juillet 2010
4 min

Affelnet, 3ème ! Pour sa troisième édition, le logiciel Affelnet, chargé de valider les inscriptions des collégiens dans les lycées, a connu, cette année comme en 2009, quelques ratés, notamment en région parisienne.

Mercredi 30 juin 2010, les élèves de troisième scolarisés à Paris ont tous reçu un courrier du rectorat de Paris. Dans la précieuse missive, le nom du lycée qui leur a été attribué par Affelnet. A l’issue du premier tour, 92% des élèves ont été affectés dans un lycée. «Parmi eux, 91% ont reçu une réponse positive sur l’un de leurs trois premiers vœux, précise Philippe Fatras, l’inspecteur d’académie en charge d’Affelnet à Paris. Les 8% des jeunes qui n’ont pas reçu d’affectation avaient demandé des lycées très réputés que leurs notes ne leur permettaient pas d’intégrer, ou bien uniquement des lycées hors district. Les parents doivent s’avoir qu’en ne demandant que des lycées hors de leur district (Paris en compte quatre NDLR), ils n’ont pratiquement aucune chance d’avoir une affectation, sauf si leur enfant a des notes exceptionnelles».
 

Affres. Que vont devenir ces quelques 1200 jeunes sans lycée fixe ? « En ce moment, ils sont sûrement "dans les affres", mais il faut les rassurer tempère Philippe Fatras. Ils ont reçu en même temps que la réponse du premier tour la liste des lycées où il reste des places ; ils ont jusqu’à lundi soir pour reformuler 6 vœux, prioritairement dans leur district. Le 8 juillet tout le monde aura donc une place dans un lycée ».
 
Bug.
Si les inscriptions semblent plutôt bien se dérouler cette année dans le rectorat de Paris, Affelnet connaît quand même quelques « bugs » dans le rectorat de Versailles. A l’issue du 1er tour, environ 150 collégiens des Hauts de Seine du secteur de Clamart et Châtillon se sont retrouvés affectés dans des lycées qu’ils n’avaient pas demandé, souvent des lycées professionnels, parfois à plus d’une heure de transport.

Commando. A l’annonce des affectations, les parents des jeunes concernés ont organisé la riposte : une délégation s’est rendue jeudi matin à l’école Thomas Masaryk, de Châtenay-Malabry (92), où Luc Chatel s’apprêtait à faire une visite officielle. A leur arrivée, le commissaire de police les a mis en contact avec l’inspecteur d’académie du rectorat de Versailles, Edouard Rosselet. « Il a compris qu’il y avait eu un dysfonctionnement raconte la mère de l’un des jeunes concernés. Il nous a assuré qu’il allait régler le problème rapidement et que tous les jeunes pourraient s’inscrire dans des lycées proches de chez eux, et dans la bonne filière».

Ouverture. Vendredi 2 juillet dans la matinée, le problème était en cours de règlement, comme l’a confirmé Edouard Rosselet, l’inspecteur d’académie du rectorat de Versailles : « Dans la nuit, nous avons décidé d’ouvrir une classe supplémentaire au Lycée Rabelais de Meudon, et nous avons revu tous les dossiers un par un. D’ici à la fin de la journée, tous les parents des jeunes concernés seront rappelés par nos services". Avec l'assurance d'obtenir une place dans un lycée à proximité de chez lui. Happy end.
 

Le bilan à Paris
Le 10 juillet, le rectorat de Paris dressait un bilan positif de l'édition 2010 de la procédure d'affection en seconde. À cette date, tous les élèves parisiens entrant en seconde générale ou technologique étaient affectés dans un lycée, 96 % d'entre eux ayant été affectés sur l'un de leurs voeux, d'après le communiqué officiel du rectorat.

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