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Décryptage

Rythmes scolaires

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Les élèves qui expérimentent depuis septembre 2010 le dispositif "cours le matin, sport l'après-midi" ont en moyenne de 4 à 5 heures de cours de sport et 2 heures de pratiques culturelles par semaine de plus que les autres élèves. 7.000 jeunes issus de 80 collèges et de 40 lycées sont concernés. Luc Chatel, le ministre de l’Éducation nationale, et Chantal Jouanno, la ministre des Sports se sont rendus jeudi 13 janvier au lycée Uruguay-France d’Avon (77) pour faire un point d’étape de l’expérimentation. Celle-ci était destinée à l’origine à remotiver les élèves en difficulté. Selon le ministre, "les pre­miers résul­tats sont très posi­tifs". Et de révéler qu'il y a "moins d'incidents et moins d'abstentéisme" dans les établissements concernés. Un bémol toutefois : Luc Chatel a pré­cisé qu'il avait été "alerté sur la fatigue des élèves de 6e. Nous allons voir com­ment on peut y remé­dier", a-t-il assuré.
Les intervenants qui font cours sont à 41,5 % des professeurs d'EPS (éducation physique et sportive), à 29 % des éducateurs de fédérations sportives et à 29,5 % d'autres adultes (volontaires du service civique, assistants d'éducation, etc.).

Les élèves de lycées généraux plus concernés


L’expérimentation est surtout menée en lycée général : 82 % des élèves de lycées participants sont en seconde générale, seulement 4 % sont en seconde professionnelle, les autres étant en première ou en terminale. Pas de surprise : les établissements expérimentateurs sont souvent ceux qui proposaient déjà une option sport, une section sportive, un pôle de haut niveau. Par exemple, 50 % des collèges avaient déjà une section sportive. Ainsi, le SNEP (syndicat national de l’éducation physique de l’enseignement public) dénonçait à la rentrée 2010 une "opération médiatique" et une "fausse expérimentation".

L’extension du dispositif toujours en question


Le ministre de l’Éducation nationale a indiqué qu'il voulait étendre le dispostif pour le rendre "accessible à davantage d'élèves". Il a révélé que des établis­se­ments étaient "inté­res­sés pour s'y joindre" mais a également reconnu que cette extension "exigerait de revoir plusieurs paramètres importants, comme l'utilisation des équipements sportifs et l'organisation des transports scolaires". Un bilan doit être effectué à l’issue de la première année. En septembre 2010, le syndicat des professeurs de sport assurait de son côté que l’expérimentation, menée pendant 3 ans, ne serait jamais généralisée. 

Pour aller plus loin : Luc Chatel : "Cela ne me choque pas qu’une famille sans problèmes financiers investisse dans des manuels pour ses enfants" / Rentrée 2010 : le lycée sous tensions / La réforme du lycée décryptée / Réforme du lycée : l'autonomie imposée aux élèves / La réforme du lycée selon Xavier Darcos

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"Cours le matin, sport l’après-midi" : du flan selon un syndicat de profs d'EPS