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Témoignage

SNU : habillés pour l'été, ses 13 ambassadeurs sont prêts à en découdre !

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Les 13 ambassadeurs du SNU 2019 accompagnés par Gabriel Attal. // © MENJ/SIPA PRESS
Les 13 ambassadeurs du SNU 2019 accompagnés par Gabriel Attal. // © MENJ/SIPA PRESS

Ils ont entre 15 et 16 ans et sont les nouveaux visages du SNU (Service national universel). Pendant quatre jours, 13 volontaires ont participé à un "parcours républicain", un avant-goût de l’expérience qui les attend en juin 2019. On a beaucoup parlé de leur tenue, moins de leur motivation... Pourquoi ont-ils décidé de s’engager ? Qu’attendent-ils du SNU ? L’Etudiant est parti à leur rencontre.

"Ce sont les pionniers ou les ambassadeurs, comme on les surnomme", annonce Gabriel Attal. Jeudi 18 avril 2019, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a présenté les 13 premiers volontaires du SNU, soit un représentant par département pilote.

Casquette bleu marine, pantalon et veste assortis, polo blanc : les ambassadeurs donnent le ton. Légèrement impressionnés par les journalistes, ils se prêtent facilement au jeu des caméras, le sourire aux lèvres. Pour eux, cette première expérience est bien plus enrichissante qu’ils ne l’avaient imaginée.

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Un "esprit SNU" en seulement quelques heures

Réunis pendant quatre jours à Paris, les 13 ambassadeurs du SNU viennent tous de départements et de milieux sociaux différents. "On est arrivé dimanche soir au ministère, explique Manon, 16 ans. Au début, on était un peu timide. Finalement, on a tout de suite réussi à tisser des liens." Pour la lycéenne originaire de Vesoul (70), tout s’est fait très rapidement. En deux semaines, elle a pris connaissance du SNU, envoyé sa candidature à la préfecture de Haute-Saône et appris qu’elle serait l’ambassadrice de son département.

Même scénario pour Sarah, 16 ans, en seconde générale à Guéret (23). "J’ai reçu l’appel à 21h la semaine dernière. J’avais une heure pour me décider, mais j’ai tout de suite accepté, raconte la lycéenne. Je suis très fière de représenter la Creuse, c’est la première année du SNU, c’est important."

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Pour les volontaires, s'engager est une vraie chance, tant sur le plan personnel que professionnel. Au programme du SNU, plusieurs modules axés sur le sport, les valeurs républicaines, les institutions nationales, la sécurité, le monde associatif, les premiers secours, l’écologie… "On va pouvoir apprendre à connaître de nouvelles personnes et être formé dans différents domaines. Cela nous servira autant sur notre CV que dans la vie de tous les jours", confirme Alexis, 15 ans, en seconde professionnelle architecture à Vierzon (18).

Un avis partagé par Maël, 16 ans, originaire de Couëron (44). "Les formations sont un vrai plus mais on a aussi appris plein de choses sur nos régions respectives. On a beaucoup rigolé de nos accents", s’amuse le lycéen en seconde professionnelle métiers de la sécurité.

Convaincus par l’uniforme

Pendant ces quatre jours, les ambassadeurs ont réalisé un "parcours républicain". Rencontre avec la garde républicaine, visite de l’Assemblée nationale, du Sénat mais aussi d’une exposition sur l’histoire du service national. Pour finir, les volontaires ont testé le module d’auto-défense. "Le soir, on était crevé", raconte Alexis. "C’était super, nous avons découvert plein de choses que nous n'aurions certainement pas eu l’occasion de faire avec nos familles, par exemple", poursuit Manon. "Et puis, on a surtout été accueilli par le ministre, au ministère, c’était très impressionnant", avoue Sarah.

L’occasion aussi de découvrir en avant-première l’uniforme des volontaires. En février 2019, 13 lycées ont participé au concours organisé par le ministère. Le jury a décidé de récompenser les lycées Le Corbusier de Tourcoing (59) et Diderot à Marseille (13). C’est donc finalement une cocarde aux couleurs de la France avec la devise "Jeunesse engagée" qui a été sélectionnée pour figurer sur les tenues des volontaires.

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"On retrouve bien l’esprit militaire, c’est assez représentatif", estime Alexis. "Moi je trouve que cela fait très chic, on a l’air bien habillé comme cela", complète Manon. Pour Sarah, cet uniforme a une grande valeur à ses yeux : "Depuis toute petite, je veux devenir gendarme. Je comptais faire mon service militaire à 18 ans. Finalement, je commence à 16 ans par le SNU. C’est mon tout premier uniforme, j’en suis fière."

"Vivement le mois de juin"

Au sujet du SNU, les jeunes sont donc unanimes : cette expérience, ils ne sont pas près de l’oublier. "Même si on était peut-être un peu réticent au début pour savoir si on allait s’entendre ou pas, maintenant, on n’a plus du tout envie de partir", reconnait Manon.

Réservé en arrivant à Paris, Maël explique qu’il a réussi à s’intégrer facilement au groupe grâce à cet esprit de cohésion : "On est tous volontaires, on est là pour les mêmes raisons et comme on ne se connaît pas, on est obligé d’être soudés." "Cela va être un choc d’être séparés, on a vraiment créé des liens", confirme Alexis. Sarah, de son côté, sort grandi de cette première expérience. "C’est la première fois que l’on nous donne des responsabilités. On nous montre qu’on nous fait confiance."

En juin 2019, les 13 ambassadeurs rejoindront chacun un département différent. Peu de chances donc de se retrouver à nouveau ensemble. "Il y a une petite appréhension, mais je suis impatient d’y être", assure Maël. Au total, plus de 4.000 jeunes se sont portés volontaires en 2019 pour seulement 2.000 places. Gabriel Attal a promis une montée en puissance chaque année. Dès 2020, tous les départements pourront participer au SNU afin d’accueillir les 40.000 nouveaux volontaires.