Bac techno : la poursuite d’études après un BTS ou un DUT

Par Bruno Magliulo, publié le 07 Mai 2013
5 min

Il vous est possible, après avoir obtenu un BTS ou un DUT, de prolonger vos études en bifurquant vers des établissements d’enseignement supérieur. Suivez nos conseils, extraits du guide Que faire avec un bac technologique ?, de Bruno Magliulo, aux éditions l’Etudiant.

Que faire avec un bac technologiqueSi vous préparez un diplôme de niveau bac+2 (BTS, DUT, DEUST ou équivalent), vous pouvez bien sûr choisir de vous insérer sur le marché du travail à l'issue de cette formation. Ces diplômes sont calibrés pour cela. Cependant, vous pouvez aussi, comme le font de plus en plus d'étudiants, frapper à la porte d'établissements d'enseignement supérieur susceptibles de vous former à bac+3, bac+4, bac+5, voire plus !


Elle est plus facile après un DUT qu'après un BTS
  

Les titulaires d'un DUT sont plus enclins à poursuivre leurs études que ceux qui ont décroché un BTS. Selon Gérard, qui a longtemps enseigné conjointement en STS et en IUT à Rouen, cette différence s'explique d'abord par "le fait que les élèves issus des STS ont reçu une formation en moyenne plus professionnelle et plus spécialisée que ceux qui sortent d'IUT, des établissements dont les formations sont certes professionnelles mais plus polyvalentes. Il en résulte que pour le saut vers le marché du travail, en particulier dans les PME-PMI, qui ont besoin de personnes immédiatement opérationnelles, les détenteurs de BTS sont en moyenne mieux armés. Cela les encourage donc plus fréquemment à opter pour la recherche d'un premier emploi, alors qu'un grand nombre des diplômés d'IUT souhaite recevoir une formation complémentaire".
II faut aussi ajouter que les IUT sont des établissements universitaires, ce qui facilite, par nature, la poursuite d'études, notamment en université.


Rejoindre une licence pro

La majeure partie des détenteurs de BTS et de DUT demande à entrer directement en troisième année de licence professionnelle. Avantages de la formule : ce sont de vrais diplômes d'État de niveau bac+3, qui n'interdisent pas d'aller encore plus loin ensuite (en formation de deuxième cycle universitaire ou en grande école). De plus ils se préparent dans des établissements publics et donc quasi gratuits (en dehors des frais d'inscription). Notez que l'admission en L3 pro n'est pas automatique : elle se fait sur procédure de sélection (dossier et lettre ou entretien de motivation et tests).

fleche-rouge Bien choisir sa licence pro

Certaines licences pro sont conçues pour des étudiants issus de deuxième année de licence générale, qui sont donc strictement débutants en formation professionnelle. Entrer dans de telles formations après un BTS ou un DUT risque fort de ne pas vous apporter une vraie plus-value en termes de qualification.

Il faudra donc bien veiller à choisir une licence pro enrichissant vraiment votre qualification professionnelle, soit en vous permettant de vous spécialiser (par exemple, une licence pro commerce international des vins et spiritueux, après un BTS ou un DUT commercial), soit en vous dotant d'une double compétence (licence pro service après-vente véhicules automobiles, après une formation en BTS ou en DUT mécanique).


Rejoindre une licence générale

Une minorité des sortants d'IUT ou de STS est admise en L3 générale. Les détenteurs de BTS (surtout) et de DUT sont en effet moins profilés pour ce genre de réorientation. Mais pourquoi pas ? Vous n'avez d'ailleurs rien à perdre à essayer, et c'est votre intérêt si vous envisagez ensuite de passer en deuxième cycle master : objectivement, vos chances d'y parvenir seront nettement plus importantes après une licence générale que professionnelle. Idem si vous visez des grandes écoles prestigieuses.


Un cas particulier : les détenteurs d'un BTS ou d'un DUT comptable
 

Ils bénéficient d'une équivalence automatique qui les autorise à entrer en troisième année du premier cycle DCG (diplôme de comptabilité et de gestion), de niveau licence professionnelle. Cette formation peut se poursuivre en vue d'accéder au DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion), de niveau master professionnel, puis en troisième cycle DEC (diplôme d'expert-comptable).

C'est ce qui est arrivé à Chloé, élève de terminale STG spécialité comptabilité et finance d'entreprise, qui a obtenu le DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations) option finances et comptabilité. Au cours de son stage de fin de première année, elle a découvert le métier d'expert-comptable, qu'elle savait inaccessible avec un simple DUT comptable. Chloé a donc obtenu de passer en troisième année du cycle DCG niveau licence, qu'elle a réussi, et se trouve actuellement en deuxième année du cycle DSCG. Avec en ligne de mire de passer son DEC.


Rejoindre une grande école

 

On ne le sait pas toujours, mais la plupart des grandes écoles (d'ingénieurs, de commerce, d'agronomie, d'arts, etc.) qui recrutent principalement à l'issue des classes préparatoires, donc à bac+2, offrent également une voie d'accès parallèle à des étudiants passés par un BTS ou un DUT, ou encore sortant de deuxième ou troisième année de licence.

fleche-rouge Les concours parallèles

Il existe pour cela un quota de places réservées et des modalités de sélection spécifiques. Bien que ce concours parallèle ne soit pas identique à celui que passent les élèves issus des classes prépa, il suppose, malgré tout, une préparation préalable rigoureuse.

fleche-rouge Entrer en deuxième année à bac+2

Autre possibilité : nombre de grandes écoles à recrutement niveau bac acceptent les candidatures parallèles des diplômés de niveau bac+2, afin de leur permettre de tenter une admission directe en deuxième année (donc avec un retour en arrière d'un an).

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