Travailler dans l’environnement : quelles formations scientifiques pour quels métiers ?

Par Thomas Fourquet, publié le 07 Mai 2013
5 min

Les formations aux métiers de l’environnement sont nombreuses et diverses. Pour choisir celle qui correspondra le mieux au métier qui vous intéresse, suivez nos conseils, extraits du guide Que faire avec un bac S ?, de Thomas Fourquet, aux éditions l'Étudiant.

Que faire avec un bac SLes formations sont variées, puisqu'elles vont du BTS et DUT aux écoles d'ingénieurs, voire à la recherche dans des instituts tels le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) ou l'INRA (Institut national de recherche agronomique).
Spécialiste des énergies renouvelables, "Monsieur environnement" dans une entreprise, ingénieur forestier : les formations sont nombreuses et attirent de plus en plus d'étudiants.


BTS, DUT : des formations de techniciens

Certains BTS et DUT offrent des formations dans plusieurs domaines liés à l'environnement.

fleche-rouge Énergie, traitement des déchets, génie biologique, génie thermique

Plusieurs BTS et DUT préparent aux métiers du traitement des déchets, du contrôle qualité (s'assurer de la conformité du produit ou du mode de production aux normes environnementales), de l'optimisation énergétique (réduire la consommation énergétique des bâtiments)... Ces métiers en expansion relèvent de la deuxième catégorie distinguée par Bruno Franc : la protection de l'homme, l'hygiène et la sécurité.
Après un BTS HPE, un BTSA GEMEAU (brevet de technicien agricole gestion et maîtrise de l'eau), un DUT HSE (hygiène, sécurité, environnement) ou le DUT génie biologique option environnement, vous pourrez prétendre aux métiers du traitement des déchets et de la gestion des eaux, au sein d'entreprises ou de collectivités territoriales.

Citons également le BTS FEE (fluides, énergies, environnement) et le DUT GTE (génie thermique et énergie), qui forment des spécialistes des équipements thermiques (les chaudières, par exemple). Ces formations peuvent trouver des prolongements dans les licences professionnelles plus axées sur l'environnement et les énergies renouvelables, qui sont en fort développement. La plus ancienne, la licence STER (science et technologies des énergies renouvelables), est délivrée par l'IUT de Tarbes.

fleche-rouge Proches de la nature

Si vous souhaitez travailler au contact de la nature, vous pourrez opter plutôt pour un BTS GPN (gestion et protection de la nature), un BTS gestion forestière, ou un BTSA aquaculture. Ces formations vous permettront d'exercer dans l'animation et la sensibilisation à l'environnement auprès de différents publics (les scolaires notamment), dans des organismes comme l'Office national des forêts.

Les BTS agricoles ne sont pas directement liés à l'environnement, puisqu'ils forment essentiellement aux métiers de la production agricole. Cependant, certaines formations prennent en compte l'impact environnemental et sont axées sur la gestion durable. C'est le cas de la licence professionnelle aquaculture (élevage des poissons) et gestion durable de son environnement, proposée par l'université de La Rochelle ; elle peut prolonger un BTSA aquaculture.

"Nos diplômés travaillent en entreprise ou rejoignent des organismes de certification (qui délivrent des attestations de conformité aux normes environnementales). Par exemple, l'un de nos anciens étudiants travaille actuellement à l'IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer)", explique la directrice de la formation.


Bac+5 : écoles d'ingénieurs spécialisées dans l'environnement et masters
  

Il existe plusieurs types de cursus en cinq ans pour travailler dans l'environnement. Vous pouvez vous spécialiser dans l'environnement au sein d'une école d'ingénieurs généraliste, faire une école d'ingénieurs spécialisée ou opter pour un parcours universitaire.

fleche-rouge Des ingénieurs généralistes compétents sur l'environnement

Les entreprises intègrent de plus en plus les problématiques du développement durable. C'est pourquoi les ingénieurs, ou les managers spécialement formés aux problématiques environnementales, sont de plus en plus demandés. La plupart des entreprises ont leur ingénieur développement durable, chargé de veiller à minimiser l'impact de l'activité de la société sur l'environnement. Ces ingénieurs sont en général issus d'une école généraliste, où ils ont suivi un parcours de spécialisation en environnement.

fleche-rouge Des ingénieurs spécialisés dans l'environnement

Les ingénieurs spécialisés travaillent dans divers domaines liés à l'environnement : eau, forêts, énergie... La plupart de ces écoles sont incluses dans les banques d'épreuves "Agro-véto" et G2E (géologie, eau, environnement). Parmi ces écoles, citons l'ENSIL (École nationale supérieure d'ingénieurs de Limoges), AgroParisTech (qui propose notamment une spécialisation d'ingénieur forestier) ou encore l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg).

fleche-rouge Parcours universitaires

Les masters universitaires ne sont pas pour autant à négliger ! Le point fort des élèves issus de la fac, selon Bruno Franc, est leur adaptabilité : "Les ingénieurs sont plutôt formés à suivre des procédures, alors que les personnes issues de l'université font preuve d'une plus grande capacité à sortir de la feuille de route."
Voici un exemple de parcours universitaire réussi : "L'un de nos anciens élèves inscrit en BTS HPE a ensuite suivi une licence professionnelle gestion et traitement des déchets à Lons-le-Saunier puis, après une maîtrise (master 1) des sciences de l'environnement à Lyon, un master recherche en sciences de l'environnement industriel et urbain. Il travaille actuellement pour une agence de communication spécialisée dans les relations publiques sur les sujets liés à l'environnement et l'énergie", explique cette enseignante de biotechnologie en BTS HPE au lycée Blaise-Pascal à Charbonnières-les-Bains.


L'environnement : des formations en constante évolution
  

Les problématiques liées à l'environnement sont en évolution constante, à la mesure des progrès rapides des techniques (notamment dans le domaine de la construction à haute qualité environnementale ou des énergies renouvelables : solaire, éolien...) et de l'épuisement non moins rapide de certaines sources d'énergie.
"Dans les domaines miniers, de l'énergie et plus souvent des géosciences, nous allons être confrontés à un besoin de matières premières. Ce sont donc des domaines d'avenir", explique Jean-François Beaux. Les formations évoluent donc rapidement avec les besoins de l'industrie et de la recherche.

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