1. En terminale S, en 2015, que sont devenus Anaëlle, Théo, Robin, William et les autres ?
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En terminale S, en 2015, que sont devenus Anaëlle, Théo, Robin, William et les autres ?

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Les élèves de terminale S, année 2014-2015, du lycée Jacques-Cœur, à Bourges (18). // © Photo fournie par le témoin
Les élèves de terminale S, année 2014-2015, du lycée Jacques-Cœur, à Bourges (18). // © Photo fournie par le témoin

Anaëlle, Pierre, William, Théo, Olivia et Robin ont décroché leur bac S, en 2015, au lycée Jacques-Cœur, à Bourges (18). Tous ont choisi cette filière par goût pour les sciences, pour être cohérent avec leur projet d’alors, ou pour se laisser le champ libre, au cas où… Quatre ans plus tard que sont-ils devenus ?

L’Etudiant est allé à la rencontre des élèves de terminale S, année 2014–2015, du lycée Jacques-Cœur, à Bourges (18). Anaëlle, Pierre, William, Théo, Olivia et Robin ont choisi cette série scientifique parce qu’ils voulaient devenir médecin, ingénieur, pilote, ou professeur, comme Robin. Sportif de haut niveau, il a dû revoir sa copie après s’être blessé. Aujourd’hui, il est en école d’infirmier, tel Olivia. Elle qui voulait travailler auprès des enfants ne sait plus si elle en fera sa spécialité. Au cours de ses trois années de formation, elle a découvert d’autres choses…

Anaëlle s’imaginait chirurgienne, avant d’avoir le déclic pour l’économie. Après un an en Australie, elle est de retour sur les bancs de la fac. Pierre a opté pour une filière universitaire. Par défaut, au départ, puis il y a pris goût. Enfin, Théo et William ont préféré une école d’ingénieurs après un DUT. Si le premier rêve toujours d’une carrière dans l’armée, le second s’est spécialisé dans l’environnement et la biologie.

1. Robin, 20 ans, en deuxième année à l’IFSI de Bourges

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? Professeur d’EPS. "Au lycée, j’étais sportif de haut niveau. Je voulais faire une carrière dans le sport et devenir professeur d’EPS. Grâce à mon classement, j’ai intégré le pôle espoir de Clermont-Ferrand [63] et je me suis inscrit en STAPS [sciences et techniques des activités physiques et sportives] à l’université Blaise-Pascal. Mais je me suis blessé et j’ai dû suspendre ma saison."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Une école d’infirmiers."J’ai tout arrêté et pendant le reste de l’année je me suis interrogé sur mon orientation. À l’automne 2016, j’ai rejoint l’IFSI [institut de formation en soins infirmiers] de Bourges. J’avais déjà fait mon stage de troisième dans ce secteur… J’ai validé ma première année, commencé la deuxième, et j’ai décidé de travailler comme aide-soignant intérimaire. On a six ans pour valider cette formation de trois ans. J’ai besoin d’argent pour financer mes études. J’espère décrocher mon diplôme en 2020 !"
Et si c’était à refaire ? "J’aurais pu opter pour une filière éco au lycée ou je serais parti à l’étranger après le bac. Je ne regrette rien : j’aime la voie que j’ai choisie, j’en partage les valeurs et me sens utile."

2. Théo, 20 ans, en première année à l’ENSTA Bretagne, à Brest (29)

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? Pilote dans l’armée. "Après le bac, je voulais faire une prépa pour intégrer une école militaire et devenir pilote. Je suis passionné par l’armée et l’aéronautique, et plusieurs rencontres avec des professionnels m’avaient confirmé dans mes projets. Mais, je n’ai pas été retenu dans les lycées militaires visés. J’ai donc opté pour un DUT [diplôme universitaire de technologie] mesures physiques à l’IUT [institut universitaire de technologie] de Bourges."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Une école d’ingénieurs. "J’ai fait ma deuxième année en apprentissage à la DGA [direction générale de l’armement], à Bourges. Je voulais voir ce qu’était le monde professionnel. Cela m’a beaucoup plu ! Via les admissions parallèles, j’ai pu rejoindre le cycle ingénieur en alternance de l’ENSTA Bretagne, à Brest. Aujourd’hui, en deuxième année, je jongle entre l’école et l’entreprise. À la DGA, je travaille dans un laboratoire de métrologie. À terme, j’aimerais entrer dans l’armée comme officier sous contrat."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien ! Je suis très content d’avoir choisi l’alternance."

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3. Anaëlle, 21 ans, en licence d’économie à l’université d’Orléans (45)

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Chirurgienne. "Plus jeune, je voulais faire des études dans l’armée, plus précisément devenir chirurgienne. J’ai choisi une filière scientifique car c’était celle qui pouvait m’ouvrir le plus de portes. J’aimais toutes les matières scientifiques, surtout les mathématiques. Après le bac, j’ai tenté les concours pour entrer dans l’armée, en vain. J’ai donc intégré une licence MASE [mathématiques associées aux sciences économiques] à l’université d’Orléans."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? De l’économie. "J’ai eu un déclic pour l’économie ! En deuxième année, je me suis réorientée en licence d’économie-gestion, dans le même établissement. L’an passé, je suis partie en Australie pour améliorer mon anglais. Titulaire d’un working holiday visa, j’ai travaillé à Melbourne. Depuis la rentrée, je suis de nouveau sur les bancs de la fac, en troisième année de licence. J’ai opté pour un parcours anglophone : 'International Economics'. Je ne sais pas encore vers quel métier mon diplôme me mènera, mais une chose est sûre : je poursuivrai en master !"
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien."

4. William, 21 ans, en première année à l’ENSIL-ENSCI, à Limoges (87)

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? De la biologie. "Au lycée, je n’avais pas vraiment d’idée de métier, mais je m’intéressais à la biologie et à l’environnement. La filière scientifique me laissait le champ libre pour affiner mon projet. Comme j’avais les notes pour aller en prépa, après le bac, j’ai intégré une prépa BCPST [biologie, chimie, physique et sciences de la Terre] au lycée Pothier, à Orléans. Mais la formation ne m’a pas plu. C’était beaucoup de théorie. J’ai plus de facilités à m’investir quand je vois à quoi servent mes apprentissages !"
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Une école d’ingénieurs. "J’ai fini la première année et j’ai bifurqué en DUT [diplôme universitaire de technologie] génie biologique option génie de l’environnement à l’IUT [institut universitaire de technologie] de Tours [37]. Je m’y suis épanoui, j’y ai trouvé ce qui me manquait en prépa, et notamment le contact avec le monde professionnel. Diplômé l’été dernier, je viens d’intégrer le cycle ingénieur génie de l’eau et environnement de l’ENSIL-ENSCI, à Limoges. Je vais désormais pouvoir allier théorie et pratique !"
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien ! La prépa m’a tout de même beaucoup apporté !"

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5. Olivia, 22 ans, en dernière année à l’IFSI de Bourges

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Pédiatre ou sage-femme. "Au lycée, je voulais faire médecine. J’adore les enfants, je souhaitais travailler auprès d’eux. J’ai pensé au métier de pédiatre, puis à celui de sage-femme. Mais après avoir redoublé ma première, j’ai eu peur que médecine soit trop difficile. Après le bac, j’ai préparé le concours infirmier au lycée Jacques-Cœur. Ce métier reste proche du secteur de la santé."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Des études d’infirmière. "J’ai intégré l’IFSI de Bourges à la rentrée 2016. Pendant mes deux premières années, j’ai fait des stages en EHPAD [établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes], en collège, en centre médico-psychologique, et en salle de réveil. C’est ce dernier stage qui m’a le plus plu. Aujourd’hui, je suis en troisième et dernière année, et je m’apprête à découvrir la pédiatrie."
Et si c’était à refaire ? "Je suis mitigée ! J’essaierais peut-être de travailler davantage au lycée pour intégrer une PACES [première année commune aux études de santé]. Mais le métier d’infirmière me plaît vraiment !"

6. Pierre, 21 ans, en première année de master MEEF, à Orléans

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? Footballeur ou ingénieur. "J’avais un rêve : devenir footballeur professionnel ! En grandissant, j’ai un peu revu mes projets. J’ai choisi une voie scientifique parce que j’aimais beaucoup les sciences. Au fil des années, mon orientation s’est recentrée autour du métier d’ingénieur en énergies renouvelables. Au moment d’entrer mes vœux sur la plate-forme APB [aujourd’hui Parcoursup], j’ai préféré mettre une filière STAPS [sciences et techniques des activités physiques et sportives] en premier, de peur de ne pas être pris en prépa ingénieur, mon second vœu, et de me retrouver sans rien !"
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Un master. "Sauf que j’ai été pris et que cela a donc annulé tous mes autres vœux ! Je me suis ainsi retrouvé en licence STAPS, à l’université d’Orléans. Maintenant j’ai bien peur de ne plus avoir le niveau scientifique pour rattraper une prépa… J’ai obtenu ma licence en juin et j’intègre un master MEEF [métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation] à l’ESPE [École supérieure du professorat et de l’éducation] d’Orléans, pour devenir prof de sport."
Et si c’était à refaire ? "Je ferais des études pour être ingénieur !"