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Fille ou garçon, des choix différents

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Trop de bons lycéens n’accèdent pas aux études qu’ils méritent parce qu’elles coûtent cher, ou parce qu’elles leur semblent lointaines. Ayez de l’ambition pour vos enfants !

La qualité de l’information familiale est primordiale dans les choix d'études, mais elle ne fait pas tout. Les facteurs psychologiques jouent aussi. "On peut s’interdire inconsciemment de dépasser ses parents, explique Isabelle Méténier, psychosociologue. Ou se conformer aux schémas qui régissent les rôles, toujours inconsciemment, dans une famille : la pression pour réussir, qui n’est pas la même suivant la place qu’on occupe dans la fratrie, ou l’obligation tacite de choisir entre le statut de femme mariée qui ne travaille pas ou celui de femme célibataire qui travaille, par exemple…"

Etre une fille, c'est déterminant !
Car de tous les paramètres qui déterminent un choix d’études, un des plus déterminants est… le sexe. Les principales intéressées s’en défendent. Elles admettent que leur âge, leurs moyens financiers ou leur origine sociale ont pu influencer leurs choix d’études, mais pas le fait d’être une fille. Et pourtant !

Les filles composent les trois quarts des effectifs en langues et lettres, mais à peine 20 % en sciences et technologies. Elles justifient leurs choix – ultraconformistes au regard des statistiques – par des motivations très personnelles. "J’ai longtemps vécu en Australie, je suis bilingue", avance par exemple Audrey, pour expliquer son inscription en licence LLCE (langues, littérature et civilisations étrangères). "Mon cousin, en école de commerce, a vraiment souffert de la compétition. Est-ce que ça vaut le coup ?", se demande pour sa part Alexandra, 20 ans, en licence d’AES (action économique et sociale).
"Les filles ont intériorisé un modèle féminin qui accorde moins de place à la réussite scolaire qu’à la réussite familiale", observe Louis Gruel, coauteur d’une étude sur la scolarité et l’orientation des filles. "En médecine, poursuit-il, elles souhaitent moins que les garçons s’installer en profession libérale. Elles sont plus nombreuses, tous types d’études confondus, à vouloir travailler dans le secteur public." Pourtant, les filles dépassent les garçons en termes de réussite scolaire…

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