1. Une année en terminale : "Je me suis dit : fais ce que tu as toujours voulu faire !"
Reportage

Une année en terminale : "Je me suis dit : fais ce que tu as toujours voulu faire !"

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Charlotte (à droite), en TS1, écoute l'étudiant de l'ESCE raconter son parcours. // © erwin canard
Charlotte (à droite), en TS1, écoute l'étudiant de l'ESCE raconter son parcours. // © erwin canard

IMMERSION AU LYCÉE. Épisode 5. Au forum de l'orientation organisé par le lycée Paul-Doumer, les TS1 ont échangé avec d'anciens élèves de l'établissement. Un moyen d'en savoir un peu plus sur ce qui les attend l'an prochain.

La salle 1 est pleine à craquer. Il est 15 h 10, vendredi 27 janvier 2017, et l'atelier prévu à 15 h n'a pas encore commencé. Des élèves du lycée Paul-Doumer du Perreux-sur-Marne (94) sont venus assister à une présentation sur les écoles de commerce réalisée par cinq "anciens" de l'établissement, aujourd'hui étudiants. Ils sont si nombreux à s'intéresser à ce secteur qu'une seconde salle est réquisitionnée pour accueillir la foule.

Paroles d'anciens

Parmi eux, cinq sont issus de la TS1. Sur deux jours, vendredi et samedi, Chloé, Charlotte, Raed, Johan et Thibault, comme tous les élèves de première et de terminale du lycée, vont assister à plusieurs ateliers de ce type. Ceux-ci sont mis en place dans le cadre du "forum orientation" organisé par l'établissement. Et, avant d'enchaîner à 16 h avec un atelier sur la licence de droit pour certains, ou les écoles de kinésithérapeutes et d'ostéopathes pour d'autres, l'heure est donc consacrée aux écoles de commerce.

Chaque ancien de Paul-Doumer présente l'organisation des cours, la vie étudiante et les spécificités de leur école. "Mon école se base beaucoup sur l'international", souligne l'étudiant de l'ESCE. Celui de PSB (Paris School of Business) explique qu'il est possible de suivre un cursus où "tout est en anglais". "Pour ceux d'entre vous qui veulent aller travailler à l'étranger, c'est l'idéal", explique-t-il. De son côté, l'étudiante de l'INSEEC raconte qu'elle a intégré l'école après un DUT "tech de co" (pour techniques de commercialisation). "Cela ne vous concerne pas tout de suite, mais cela montre qu'il est possible d'intégrer une école après un DUT". Elle interroge d'ailleurs l'assistance : "Qui pense faire un DUT, tech de co ou GACO (gestion administrative et commerciale des organisations) ?" Une demi-douzaine de mains se lève.

Ingé ou commerce ? Raed a choisi

Beaucoup de questions fusent ensuite côté lycéens. "De quelle filière faut-il venir pour passer les concours ?" demande Raed. "C'est possible de les passer en ayant fait toutes les filières !", répond l'étudiant de l'ESCE. Raed, étonné par l'absence de CPE et de surveillants en école, a beaucoup hésité entre un cursus ingénieur ou commerce. Aujourd'hui, la première option a ses faveurs. "Je me suis dit, tout simplement : fais ce que tu as toujours voulu faire ! Or, depuis tout petit, je rêve d'être ingénieur à la Défense !" Néanmoins, il pense toujours à passer un ou deux concours d'écoles de commerce – d'où sa présence à cet atelier – "au cas où" il ne réussirait pas à entrer en école d'ingénieurs.

"Le droit me correspondra mieux que la S..."

Après l'atelier sur les écoles de commerce, Chloé et Charlotte courent à celui sur la licence de droit. Toutes deux pensent se diriger vers cette formation après le bac. "Je voudrais me spécialiser en vie politique pour pouvoir étudier à Sciences po ensuite", explique Charlotte. "La rencontre avec les anciens m'a permis de découvrir les filières de ce domaine, mais aussi comment fonctionnent les cours – avec les TD (travaux dirigés) et les CM (cours magistraux) – les partiels, les matières étudiées : droit européen, institutions, code pénal...", poursuit-elle. "On nous a montré à quoi ressemblait une semaine type, quelle était la charge de travail à la maison", ajoute Chloé.

Au fond d'elle, la lycéenne a toujours voulu se diriger vers le droit. Dans l'épisode 1 de "Une année en terminale", elle expliquait sa présence en terminale S par le fait que "ça ouvrait toutes les portes et que je ne savais pas trop quoi faire". Aujourd'hui, elle assure que le droit lui "correspondra mieux que la S…".

Le forum orientation, "une bonne initiative"

L'atelier avec les anciens élèves lui a fait comprendre que "cela ne servait à rien de tenter une fac à Paris, car le droit est sous tension", relève-t-elle. Chloé fera donc ses vœux, sur APB, dans l'académie de Créteil, voire de Versailles.
Si la plupart des élèves se sont déjà beaucoup renseignés sur les formations postbac qu'ils visent, tous vantent les mérites de ce forum orientation. "C'est une bonne initiative du lycée, estime Charlotte. Il y a des étudiants de plusieurs établissements différents pour chaque formation, c'est intéressant. Cela aide, surtout les élèves de première, à qui cela peut donner des idées." Quant à Raed, il se voit même déjà à la place des anciens, l'an prochain : "C'est sûr à 100 % que je viendrai à ce forum pour faire de même, prévoit-il. Enfin, si je suis pris dans mon école et que j'ai mon bac, bien sûr".

L'Etudiant en immersion au lycée

Comment les élèves de terminale préparent-ils le bac ? Comment gèrent-ils leur orientation ? Cette année, l’Etudiant vous amène au lycée Paul-Doumer, au Perreux-sur-Marne (94). De septembre à juillet, vous serez au cœur de la TS1 et suivrez le parcours des 24 élèves de la classe, leur travail, leurs préoccupations, leurs envies, leurs peurs…

Lire aussi :

- L'épisode 1 de l'immersion au lycée
- L'épisode 2 de l'immersion au lycée
- L'épisode 3 de l'immersion au lycée
- L'épisode 4 de l'immersion au lycée

Le lycée Paul-Doumer du Perreux-sur-Marne

Cet établissement du Val-de-Marne (94), dans l'est parisien, accueille environ 700 lycéens et 300 étudiants en BTS (brevet de technicien supérieur). Le taux de réussite au bac est légèrement supérieur à la moyenne nationale, notamment en filière S avec 97 % de succès à l'examen.