Conchyliculture : et si l’élevage de coquillages, c’était votre truc ?

Par L'Etudiant Fab, publié le 11 Mai 2022
5 min

Vous cherchez le chemin de votre avenir ? Il est peut-être en pleine mer ! Le milieu de la conchyliculture – l’élevage de coquillages – recrute. L’occasion de se former pour exercer un métier passionnant et dynamique. On en parle avec le Comité National de la Conchyliculture (CNC).

Soyons fiers, la France est le deuxième producteur de coquillages en Europe. La preuve en chiffres : ce ne sont pas moins de 130 000 tonnes qui, chaque année, sont élevées, récoltées et proposées à la vente. Évidemment, ça ne se fait pas tout seul : au quotidien, sur tout le littoral, de la mer du Nord à la Méditerranée, plus de 16 000 conchyliculteurs élèvent des huîtres, des moules, des coques ou encore des palourdes. Vous aussi, vous pouvez exercer ce métier de terrain au plus proche de la nature et du vivant ! Alors, si vous aimez l’air iodé, la mer et ses secrets, mais aussi l’idée d’exercer une profession dynamique, reconnue et dans l’air du temps, sachez que la filière conchylicole recrute ! Dès la sortie du collège ou du lycée, vous pouvez suivre une formation pour devenir conchyliculteur(trice) et vous ouvrir les portes d’une carrière passionnante.

On fait quoi exactement, quand on cultive des coquillages ?

Les conchyliculteurs sont tout simplement les agriculteurs de la mer. Leur mission ? Préparer les naissains – le mot savant désignant les « larves » – afin que les coquillages grandissent et s’épanouissent durant plusieurs mois. Mais pour qu’ils terminent leur croissance, il faut passer à l’élevage, qui consiste à veiller à leur bon développement en prenant soin de leur environnement et en leur offrant une belle vie. Quand ils sont prêts, il faut les récolter, les conditionner et les préparer à la vente. Souvent, les conchyliculteurs se déplacent eux-mêmes sur les marchés, au plus près des consommateurs. Vous l’aurez compris, les conchyliculteurs ne chôment pas, puisque toutes ces étapes se superposent au quotidien ; on s’occupe des naissains d’un côté, tandis que l’on assure la vente des coquillages prêts à être dégustés de l’autre.

Évidemment, tous les conchyliculteurs ne se ressemblent pas. Les méthodes d’élevage ne sont pas toujours les mêmes selon les régions. Tout dépend aussi de la spécialité qui vous attire : vous pouvez choisir l’ostréiculture (l’élevage des huîtres), la mytiliculture (celui des moules), ou encore la cérastoculture, relative à l’élevage des coques, ou la vénériculture – l’élevage des palourdes.

Un secteur d’avenir

Si vous avez l’âme écolo et que vous souhaitez prendre soin de l’environnement, le métier de conchyliculteur vous correspond certainement. En effet, il s’agit d’un secteur en pleine croissance qui ne cesse de recruter et d’évoluer. Pourquoi ? La conchyliculture préserve les ressources de la mer ; elle ne nécessite aucun traitement, aucune nourriture, et ne fait qu’accompagner la nature dans ce qu’elle sait déjà faire.

Ainsi, et par nécessité de protéger la planète, la conchyliculture a de belles heures devant elle, d’autant que les coquillages contribuent à lutter contre le réchauffement climatique puisqu’ils absorbent une partie du CO2. Dans les années à venir, nous aurons d’autant plus besoin de développer cette activité, au même titre que la permaculture, pour consommer local et responsable. Une prise de conscience s’opère, qui ne peut que vous conforter dans votre désir d’emprunter cette voie d’avenir !

Pourquoi et comment devenir conchyliculteur ?

Le métier de conchyliculteur est dynamique et fascinant. On ne s’ennuie jamais ! En plus de travailler en harmonie avec la nature et au bord de l’eau, dans un cadre idéal et précieux, on se sent utile. Élever des coquillages, c’est faire le pari de livrer aux consommateurs des produits de qualité, bons pour la santé et éco-responsables. La satisfaction est à son comble et chaque journée qui passe propose de relever un nouveau challenge tant elle ne ressemble pas aux précédentes.

De nombreux postes sont à pourvoir. En décidant de devenir conchyliculteur(trice), vous êtes certain(e) de trouver un emploi et il va sans dire que de nombreux conchyliculteurs encore en exercice attendent la relève afin de prendre leur retraite. Vous êtes cette relève ! Pour l’incarner, vous pouvez suivre un CAP de conchyliculture, un bac pro Cultures marines ou Productions aquacoles ou encore vous inscrire, après le baccalauréat, en BTS Aquaculture ou en DEUST TML – Technicien de la Mer et du Littoral parcours VPBA-Valorisation et Production de Bio-ressources Aquatiques et obtenir un niveau bac +2.

Si vous visez le bac +3, jetez un œil à la formation Intechmer proposée par le CNAM. Deux licences professionnelles sont également accessibles, la licence MPGE-Métiers de la Protection et de la Gestion de l’Environnement et la licence Productions animales. Alors, prêt(e) à vous jeter à l’eau ?

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