1. L’armée de Terre forme ses recrues… y compris en cas de reconversion !
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L’armée de Terre forme ses recrues… y compris en cas de reconversion !

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Se reconvertir grâce à l'armée de Terre // © DRHAT / armée de Terre
Se reconvertir grâce à l'armée de Terre // © DRHAT / armée de Terre

La formation offerte aux militaires tout au long de leur cursus a permis à des milliers d’entre eux d’évoluer, de progresser et – pour ceux qui le souhaitaient – de se reconvertir. En 2017, 60 % des militaires de l’armée de terre avaient trouvé un travail dans l'année de leur retour à la vie civile. Le résultat d’une politique de formation exigeante et ouverte à tous.


« Lorsque je me suis engagé dans l’armée, j’étais étudiant et je voulais me former dans un cadre plus opérationnel, plus concret, se souvient Julien C., 34 ans. J’étais en deuxième année de mathématiques-informatique à l’Université. » Le jeune homme se demande quelle filière choisir, après une orientation scolaire qui avait commencé dans le civil. « Plutôt que de poursuivre en troisième année, je me suis engagé comme sous-officier et j’ai suivi une formation interne dans l’armée de terre que j’ai pu mettre en œuvre immédiatement. » La réorientation est efficace : engagé dans la branche informatique, Julien commence une formation initiale pour les sous-officiers d’une durée de 8 mois, suivie d’une formation spécialisée pour les informaticiens. « Les cours étaient axés sur la conception et le développement de logiciels et d’applications, se souvient-il. À l’issue de cette formation, j’avais l’équivalent d’un BTS informatique et un poste au grade de sergent. »


« Les cours sont plus faciles à suivre »

Les soldats de l’armée de terre sont formés régulièrement, tant sur le plan militaire que sur le plan technique, en fonction de la spécialité qu’ils ont choisie. « Après avoir échoué au bac, je me suis rendu compte que les études, ce n’était pas pour moi », se rappelle Julien H., 17 ans de service dans l’armée de terre. Le jeune homme se demande alors comment se réorienter. « Les cours dans l’armée m’intéressaient : les formations se font au sein des régiments et sont axées sur la pratique. Ils sont plus faciles à suivre, et on a le temps de réviser chaque cours. » La majorité des formations qualifiantes de l’armée de terre débouchent sur des qualifications et des expériences reconnues par le secteur civil, alors même qu’elles sont accessibles sans le bac : Julien H. a ainsi validé son permis poids lourd. De son côté, Julien C. a suivi des formations régulières sur des outils, des matériels, des processus, chaque année en moyenne. « Et grâce à l’armée de terre, j’ai fait des stages auprès de grands groupes informatiques, une expérience largement valorisable dans le civil. »


Valoriser son expérience en se faisant accompagner

Valoriser son expérience, voilà bien l’objectif des soldats qui envisagent leur reconversion. Lorsqu’en 2014, Julien H. souhaite revenir dans le civil, il a déjà un projet en tête : intégrer la police municipale. « Défense Mobilité, l’agence interne chargée d’accompagner les soldats en reconversion, m’a donné des conseils, des informations et des retours d’expérience qui m’ont permis de porter mon projet », se souvient-il. Les points forts de Julien H. après 17 ans de service : des voyages aux quatre coins du monde (Yougoslavie, Tchad, Kosovo, Gabon, Nouvelle-Calédonie, Côte d’Ivoire, Afghanistan) et des responsabilités par étapes. « Je suis rentré en compagnie de combat, en tant que grenadier voltigeur, en 1997. J’ai occupé plusieurs postes : conducteur de poids lourds, conducteur d’engins blindés, chef d’équipe, adjoint de chef de groupe d’infanterie. Évoluant vers une compagnie logistique, j’ai également été technicien nucléaire, bactériologique, chimique et incendie, autrement dit je m’occupais des appareils respiratoires et des extincteurs, pour lesquels j’assurais la maintenance et la formation des équipes. » Après un accompagnement personnalisé avec Défense Mobilité qui l’aide à affiner son projet professionnel, Julien H. intègre la police municipale en 2014 ; il occupe aujourd’hui le poste d’adjoint au chef de service. Objectif atteint.


Valider un master 2 et percevoir sa solde de militaire

L’armée de terre finance également des VAE (validations des acquis de l’expérience) qui permettent de transformer une expérience professionnelle en diplôme, ainsi que des formations diplômantes… comme une entreprise. Julien C. se souvient. « Après sept ans de service, j’ai demandé une reconversion. Je voulais reprendre mes études et valider un master. J’ai monté un dossier pour intégrer un master 2 MIAGE (méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises) à l’université Paris-Dauphine, en formation continue. Et j’ai été accepté, ce qui est exceptionnel pour un bac + 2 ! » Julien C. bénéficie au sein de l’armée de terre d’un accompagnement dédié : bilan d’orientation, tests de personnalité et accompagnement administratif. « Je n’avais qu’un bac + 2 et je voulais aller directement en bac + 5 (master 2). Il fallait bien monter le dossier pour valoriser les acquis. C’est là que j’ai pu voir les nombreuses compétences développées dans l’armée de terre, notamment la polyvalence, alors que dans le privé, on ne va développer qu’un certain type de compétences. C’est pour ça que l’université m’a intégré. » Quand l’orientation scolaire et la formation des militaires ne sont pas des vains mots.

Découvrez les dispositifs mis en place par l’armée de terre pour faciliter la reconversion dans le civil.