Métiers : aller au-delà des préjugés

Par Emmanuel Vaillant, publié le 07 Avril 2010
3 min

Si vous voulez trouver les métiers qui cherchent à employer, c'est ici. Problème : ces métiers ne sont pas souvent bien vus, ou traînent derrière eux des idées reçues. Au delà des a priori, vous verrez que les points positifs sont nombreux pour ces métiers.

Des métiers qui recrutent, même en période de crise, il y en a ! La très sérieuse enquête annuelle publiée en avril 2009 par Pôle emploi (ex-ANPE + Assedic) sur les besoins de main-d’œuvre, dite enquête BMO, apporte sur ce point des informations précises. Certes, selon ce rapport, les intentions d’embauche chutent de près de 24 % sur 2009 par rapport à 2008. Mais certaines activités, notamment dans les services, sont moins affectées par la baisse. Mieux : plusieurs métiers peinent à recruter.

Les plus gros pourcentages de recrutements jugés "difficiles" concernent le plus souvent des emplois peu qualifiés. Ce sont notamment les aides-soignants, les assistantes maternelles, les employés de maison, les agents de sécurité, les représentants de commerce, ou encore les cuisiniers. Mais on note aussi quelques profils recherchés qui concernent plutôt des niveaux bac + 2 à bac + 5, à l’exemple des ingénieurs et cadres de l’informatique et, dans une moindre mesure, des cadres commerciaux et technico-commerciaux.

5 clichés pour 100 métiers


Pourtant, même en période de crise, les entreprises rencontrent des difficultés à trouver le bon profil de candidat. Parmi les raisons de ces écarts entre l’offre et la demande, les décalages qui existent souvent entre l’image que l’on se fait des métiers et leur réalité. Nombreuses sont les idées fausses véhiculées sur des professions que l’on ne connaît pas ou dont on a vaguement entendu parler… Dans ce dossier, nous avons ainsi recensé quatre clichés – "pénibles", "mal payés", "pas glamour" ou "trop sélectifs" – souvent accolés à des métiers. La cinquième catégorie concerne les professions qui n’ont même pas de réputation, car elles sont… inconnues des futurs diplômés. Justifiés ou non, ces clichés ont surtout pour effet de masquer des réalités plus complexes, comme en témoignent les professionnels que nous avons interviewés.

Du rêve à l’expérience vécue


Ainsi Sacha, expert-comptable, avoue que ses études ont été plutôt "fastidieuses", mais qu’il a découvert que sa profession comportait "beaucoup d’opportunités" et des perspectives de carrière qu’il n’imaginait pas a priori. Carine raconte que, malgré son emploi du temps chargé, son métier de conducteur de travaux lui offre une grande liberté en lui permettant "d’aménager les horaires, tant que le boulot est fait dans les temps". Quant à Thomas, infirmier en réanimation, il savait que son métier était plutôt mal payé. En revanche, il ne supposait pas, avant de l’avoir expérimenté, que le travail d’équipe à l’hôpital était primordial et que la relation aux patients s’avérait encore plus "gratifiante" que prévu. En faisant part de leurs expériences concrètes, ces professionnels nous rappellent que, si le métier idéal n’existe pas, le passage du rêve à la réalité est souvent plus riche que prévu.

Consultez :
Les métiers réputés "mal payés"
Les métiers réputés "peu glamour"
Les métiers réputés "trop pénibles"
Les métiers réputés "trop sélectifs"
Les métiers trop méconnus


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