Cyberschool : 5 choses que vous ne savez pas sur les métiers de la cybersécurité

Par L'Etudiant Fab, publié le 05 Février 2022
7 min

Il s’agit des métiers parmi les plus recherchés du marché de l’emploi. La cybersécurité ouvre aujourd’hui nombre d’opportunités passionnantes à quiconque ose se frayer un chemin dans ce secteur professionnel qui peut sembler impénétrable de prime abord. Pourtant, il n’en est rien ! Pour preuve, à Rennes, la CyberSchool se charge de vous expliquer comment elle forme à ces jobs de demain à travers un programme de masters (deux ans) de grande qualité.

1. La cybersécurité, des métiers aux multiples facettes

Quand on parle de cybersécurité, il est parfois difficile d’imaginer concrètement les applications professionnelles du métier. Avec les récentes intrusions et demandes de rançons auprès d’institutions comme les hôpitaux, nous avons tous en tête l’image de spécialistes de la cybersécurité chargés de déjouer des attaques. En réalité, le secteur est encore plus large. Il va de la sécurisation du matériel informatique à la sensibilisation des collaborateurs en entreprise, en passant par le détournement d’attaques d’organismes malveillants. En témoignent les métiers auxquels prépare la CyberSchool de l’Université de Rennes 1 : coordinateur sécurité, cryptologue, auditeur de sécurité technique, spécialiste en développement sécurisé… Il y en a pour tous les goûts ! « Notre formation est volontairement pluridisciplinaire, afin de former les étudiant.e.s dans les domaines clés de la cybersécurité  », explique Caroline Hervochon, chargée de communication de la CyberSchool.

2. Des jobs qui ne sont pas réservés aux hommes

La cybersécurité, un secteur pour geeks de sexe masculin ? Non, à l’image des métiers proposés, les profils attendus sont très variés. Et les femmes y ont toute leur place. « Il est important de démystifier le métier et d’encourager les étudiantes à postuler. Nous recrutons des profils issus de l’informatique, où les filles sont moins présentes, mais aussi provenant des mathématiques, où nous retrouvons notre plus grand vivier d’étudiantes  », rapporte Caroline Hervochon. En atteste ce témoignage d’Audrey Lucas, diplômée en cryptographie à Rennes 1. « La cryptographie est un domaine vraiment stimulant. En plus de cela, j’aime développer des programmes et faire de la recherche. Enfin, la communauté est super sympa  », rapporte cette manager R&D Cryptographie pour l’entreprise Tekalis. D’ailleurs, plusieurs femmes ont monté des entreprises dans le secteur comme Élena Poincet, CEO de Tehtris, que l’on annonce comme la future licorne tricolore en la matière. Il existe même un Cercle des femmes de la cybersécurité, dont l’objectif est d’accroître la présence de celles-ci dans le secteur.

3. Des salaires ultra-attractifs

Ce n’est pas une surprise, les métiers de la tech sont parmi les plus attractifs d’un point de vue financier. Et dans cette constellation du numérique, la filière de la cybersécurité tire son épingle du jeu. Audrey Lucas, ancienne étudiante de la CyberSchool, n’a effectivement eu aucune difficulté à trouver un poste, qui plus est dans la ville où elle souhaitait exercer. « Après mon stage, j’ai tout de suite pu commencer ma thèse, sans avoir à faire de recherche d’emploi. Après ma thèse, j’ai vite trouvé du travail chez Nokia, à Lannion, où je souhaite rester impérativement. Puis j’ai été contactée par Tekalis pour travailler avec eux, toujours à Lannion. Bref, je n’ai eu aucun problème pour trouver un emploi, que ce soit dans le domaine de la cryptographie ou non  », raconte-t-elle.

4. Rennes, capitale de la cybersécurité

Rennes, et plus généralement la Bretagne, sont réputées pour leur excellence en matière de cybersécurité civile et militaire. Rien que sur la métropole de Rennes, 4000 emplois existent dans ce domaine et 950 sont attendus d’ici 2026. Plusieurs raisons à cela : une position stratégique à une heure et quart de Paris, la présence du Pôle Excellence Cyber (PEC), celle de nombreuses entreprises et start-up sur le territoire de Rennes Métropole dédiées à la cybersécurité : Amossys, Gatewatcher, Wavestone, Orange Cyberdefense… et celle de laboratoires de recherche. Lauréate du programme Investissements d’avenir lancé par le gouvernement, la CyberSchool prend place dans un territoire attractif. Elle rassemble les forces de 10 universités, écoles et organismes de recherche et de cinq laboratoires, pour offrir une formation d’exception en cybersécurité. Elle organise et anime deux masters historiques de l’Université Rennes 1, le master Informatique, parcours Cybersécurité et le master Mathématiques et applications, parcours Mathématiques de l’information, cryptographie. « La CyberSchool est la seule École Universitaire de Recherche (EUR) en cybersécurité en France  », précise Caroline Hervochon. Animée par des enseignants-chercheurs, cette formation permet d’accéder directement au monde de l’entreprise ou encore de s’orienter vers la recherche avec une poursuite d’études en doctorat.

5. Des enjeux de sécurité nationale

Si vous recherchez un job «  utile » à la société, c’est sûr, la cybersécurité vous comblera. « L’émergence de champions tricolores en Europe est absolument essentielle pour garantir les intérêts de notre nation, explique Éléna Poincet. La cybersécurité est devenue une nouvelle forme de guerre, avec des sociétés malveillantes organisées comme des multinationales. On ne l’imagine pas, mais les cyberattaques peuvent créer du chômage à grande échelle  », explique-t-elle. Elle ajoute que la France compte parmi les meilleur.e.s ingénieur.e.s au monde. Nous avons donc toutes nos chances de briller à l’international. Une raison de plus d’embrasser ce domaine !

Les infos clés sur la CyberSchool, à Rennes

Vous avez envie de postuler ? Le prérequis essentiel : être titulaire d’un diplôme de niveau licence 3 en informatique, mathématiques ou électronique. Pas besoin, donc, de passer par la case prépa scientifique. « Il faut aussi savoir que le niveau de motivation de létudiant.e, comme son implication extra-scolaire dans des challenges type CTF ou Root Me peuvent aussi peser dans la balance  », rassure Caroline Hervochon. Notons toutefois que la formation est assez sélective : en 2020, sur 370 candidats, seuls 62 ont été retenus sur les deux masters.

Enfin, sachez que la formation est dispensée partiellement en anglais. Elle comprend des enseignements théoriques et pratiques en lien avec les entreprises (rencontres, conférences…). En M1, les étudiant.e.s peuvent réaliser un stage optionnel de deux mois, à partir de mai. En M2, un stage de quatre à six mois est obligatoire. De plus, une alternance est ouverte en M2 Informatique.

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