Un métier réputé mal payé : éducatrice spécialisée

Par Séverine Tavennec, publié le 21 May 2007
2 min

S’il est vrai qu’on se lance rarement dans ces professions pour l’argent, elles n’en sont pas moins rendues gratifiantes par les responsabilités qu’on y exerce. Exemples.

Marion Chantrel, 29 ans : "J’aide les enfants à bien grandir"

Marion-educatrice-specialisee Marion travaille à mi-temps en tant qu’éducatrice spécialisée au SESSAD (Service d’éducation spéciale et de soins à domicile) de la Celle-Saint-Cloud (78). Avec son équipe, elle y accueille des enfants âgés de 4 à 6 ans qui présentent des troubles du comportement. Le SESSAD bénéficie d’une navette-taxi qui va chercher les enfants chez eux afin de les accueillir dans les locaux, de 9 h à 11 h 30. "Nous aidons ces enfants à bien grandir, explique Marion. Cela passe notamment par le jeu, la peinture, ou encore l’approche des animaux. L’enfant va devoir prendre soin de quelqu’un d’autre. Nous posons un cadre, des règles et des limites. Parfois, les enfants nous expriment leur mécontentement par de l’agressivité physique."

Sa vocation pour ce métier ne tient pas au hasard. "Il faut une grande attention aux problèmes sociaux et humains, de la créativité et un engagement personnel. Il faut aussi être forte psychologiquement, car les enfants dont nous nous occupons ont une finesse d’esprit et connaissent nos failles. Mais nous sommes rarement seuls. L’une des forces de ce métier est que nous travaillons en équipe." Et comme il lui arrive d’avoir parfois du mal à rentrer chez elle quand elle laisse un enfant en détresse, Marion précise : "Ce métier amène forcément à se poser sans cesse des questions, et notamment sur l’éducation que vous donnez à vos propres enfants." Aujourd’hui, Marion a justement choisi de travailler à mi-temps pour s’occuper de sa fille.

Elle aimerait, d’ici quelques années, évoluer en milieu psychiatrique, avec des adultes. "Le diplôme d’État d’éducateur spécialisé nous permet de travailler avec des enfants, des adolescents, des adultes. C’est une richesse que je compte bien exploiter", précise cette jeune femme qui, à l’évidence, n’a pas choisi ce métier pour son niveau de rémunération.

Sa formation : diplôme d’État d’éducatrice spécialisée (bac + 3).
Son salaire mensuel net : 750 € (pour un mi-temps). 

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