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Des métiers réputés « trop pénibles »

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Parce que ces professions n’ont pas un bureau pour cadre, on imagine que travailler dans l’artisanat, le bâtiment, la vente, les transports… est forcément pénible. Or tout dépend de la spécialité.

Carine Kriebl, 23 ans : "Je peux aménager mes horaires comme je veux"

"Les gens sont surpris quand j’annonce mon métier", explique Carine, conducteur de travaux depuis un an chez un constructeur de maisons individuelles en Alsace. Dans cette entreprise de 15 personnes, elle s’occupe du second œuvre – tous les travaux à l’intérieur des maisons : plâtrerie, plomberie, chauffage, électricité, carrelage… Le rôle de Carine est de coordonner le bon déroulement des travaux à l’intérieur de chaque maison. "Je dois tout prévoir pour savoir sur quel chantier envoyer chaque entreprise."

Venue par hasard dans le secteur du bâtiment, ce fut pour elle une "bonne surprise". "Je ne passe qu’un tiers de mon temps au bureau pour m’occuper du planning. Le reste du temps, je tourne sur les chantiers pour vérifier si tout a bien été fait et pour rencontrer les clients. Ils m’expliquent ce qu’ils veulent, le sens de pose du carrelage, par exemple. Je leur donne des conseils : là où il serait bien de faire un joint ou de mettre de la sous-couche…" Malgré son titre, Carine n’est amenée à faire aucun travail de force. "Je ne mets la main à la pâte que pour programmer une télécommande sur un volet, par exemple… Mon métier n’est pas pénible physiquement."

Le fait qu’elle soit une femme dans ce secteur encore peu féminisé est très estimé. "Certains clients demandent à travailler en priorité avec moi." Enfin, elle apprécie sa grande liberté. "On peut aménager ses horaires comme on veut, tant que le boulot est fait dans les temps."

Sa formation : BTS aménagement finition (bac + 2).
Son salaire mensuel net : 1 500 €. 

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