Un métier réputé sélectif : professeur de mathématiques

Par Sandrine Chesnel, publié le 11 May 2009
2 min

Si certaines professions imposent effectivement un long parcours d’études et peuvent paraître difficiles d’accès, elles proposent en contrepartie des débouchés intéressants.

Élise Blestel, 32 ans : "C’est enrichissant de transmettre un savoir"

Fille d’enseignants, Élise ne se destinait pas à marcher dans les pas de ses parents : "J’adorais les maths, il m’a donc semblé naturel de m’inscrire dans cette filière après mon bac. Petit à petit, l’envie m’est venue de l’enseigner et de tenter de faire aimer cette matière à des élèves." Ses débuts en classe ne ressemblent pourtant pas à ce qu’Élise avait imaginé : "Même si je n’étais pas dans un collège à problèmes, j’étais insuffisamment préparée."

Pas toujours évident de faire face à une classe : "Mieux vaut être au mieux de sa forme !" Et ce d’autant plus que les professeurs échangent assez peu entre eux sur les difficultés rencontrées. "Heureusement, dès ma deuxième année d’enseignement, j’avais gagné en assurance." Aujourd’hui titulaire de son poste dans un petit collège de campagne, la jeune femme souligne à quel point son métier est enrichissant : construire des séquences pour transmettre un savoir à ses élèves, établir des relations de confiance et de respect mutuel…

Côté inconvénients, la jeune femme insiste sur la difficulté à séparer vie familiale et vie professionnelle : "Je passe 19 heures devant les élèves, mais je travaille tous les soirs chez moi, après le dîner, ainsi que les mercredis et les week-ends." Soit 40 heures hebdomadaires, qui lui font apprécier les vacances !

Sa formation : une licence de mathématiques, puis le CAPES (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire) de maths (bac + 5).
Son salaire mensuel net : 2 000 €. 

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