Découverte

Éducateur spécialisé, AESH, orthophoniste… trois métiers en lien avec la déficience intellectuelle

Les orthophonistes aident les patients qui ont des problèmes de langage.
Les orthophonistes aident les patients qui ont des problèmes de langage. © Bro Vector / Adobe stock
Par Rafael Miró, publié le 05 juillet 2024
1 min

Pour les étudiants et futurs étudiants qui souhaitent accompagner des personnes en situation de déficience intellectuelle, l'Etudiant vous fait découvrir trois métiers dans le secteur : éducateur spécialisé, AESH et orthophoniste.

Travailler et accompagner des personnes vivant avec une déficience intellectuelle est souvent une vocation. Focus sur trois métiers dans le secteur : éducateur spécialisé, AESH, orthophoniste… Des professionnels qui travaillent aussi auprès de personnes ayant une autre forme de handicap.

Éducateur spécialisé pour favoriser l'épanouissement des personnes vivant avec une déficience intellectuelle

L’éducateur spécialisé s’occupe de favoriser le développement et l’épanouissement des personnes vivant avec une déficience intellectuelle (DI). Au quotidien, il peut par exemple créer des activités, des jeux ou des routines pensés pour développer l’autonomie et la communication. "On doit adapter les activités aux besoins de chaque résident", explique Roman Rousset, éducateur spécialisé dans un centre pour personnes autistes.

Pour obtenir le titre d’éducateur spécialisé, il faut obtenir le diplôme d’État d’éducateur spécialisé (DEES), qui dure trois ans et qui est accessible après le bac. En plus des personnes vivant avec une déficience intellectuelle, ce diplôme permet de travailler auprès d’un large éventail de personnes : personnes en situation de handicap, personnes âgées, jeunes vivant avec une addiction, enfants de milieux défavorisés…

Si vous travaillez déjà auprès de personnes vivant avec une déficience intellectuelle, mais sans avoir ce diplôme, il est aussi possible d'obtenir le statut d'éducateur spécialisé en effectuant une validation des acquis de l’expérience (VAE).

Pour ce faire, vous devez présenter à un jury un dossier qui prouve que vous maîtrisez déjà les compétences d’un éducateur spécialisé. "Dans mon cas, j’ai dû préparer un dossier d’une cinquantaine de pages, c’est beaucoup de travail", raconte Roman Rousset.

Accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) à l'école

L’accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) assiste les élèves atteints d’une DI pendant leur passage à l’école. Sous la supervision d’un enseignant, il les aide à bien s’insérer dans le cadre scolaire, à développer leurs relations sociales et à bien assimiler les apprentissages. Les AESH travaillent dans un cadre scolaire et sont pour la grande majorité attitrés à plusieurs élèves à la fois.

Si on a le baccalauréat, pas besoin de qualification supplémentaire pour exercer le métier d’AESH : une formation de quelques dizaines d’heures au début de contrat est suffisante. Et pour ceux qui n’ont pas le baccalauréat, on peut aussi devenir AESH en effectuant un diplôme d’État accompagnant éducatif et social (DEAES).

Niveau salaire, les AESH sont payés de 1.800 à 2.200 euros brut, selon leur ancienneté. "C’est un métier que j’aime beaucoup, qui apporte de la chaleur humaine et des belles rencontres, mais c’est un métier très mal payé", déplore Virginie Cassant.

Orthophoniste pour développer le langage

Les orthophonistes aident les patients qui ont des problèmes de communication à développer leurs facultés langagières, en évaluant leurs difficultés et en leur proposant des exercices adaptés. Leur travail est particulièrement important pour les personnes vivant avec une DI.

"On travaille beaucoup avec le langage oral ou écrit, mais on peut aussi aider les patients à s’exprimer en langage des signes ou avec des pictogrammes", explique Géraldine Tuffery, orthophoniste spécialisée dans la trisomie 21.

"Ce qui est très gratifiant dans la prise en soins des patients atteints de déficience intellectuelle, c’est de les voir progresser année après année", complète-t-elle. Elle précise toutefois que sa profession nécessite beaucoup de "curiosité intellectuelle".

"Quand on me voit jouer avec les patients dans mon bureau, ça peut avoir l’air facile, mais derrière il y a des heures de préparation et de la lecture d’études scientifiques pour se tenir à jour", précise Géraldine Tuffery.

Devenir orthophoniste demande de longues études : après le baccalauréat, il faut compter cinq ans pour obtenir le certificat de capacité d’orthophoniste (CCO). Ce certificat, dispensé dans des établissements publics, les CFUO (Centre de formation universitaires en orthophonie), est obligatoire pour exercer.

Un orthophoniste dans le système public peut espérer gagner 2.100 euros brut en début de carrière, et environ 3.600 euros en fin de carrière (contre 1.800 et 3.000 dans le secteur privé).

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