1. Environnement : comment recrute le secteur ?

Environnement : comment recrute le secteur ?

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Si l’offre de formation cherche coute que coute à s’adapter aux nouveaux besoins en matière d’environnement, l’embauche de tous les jeunes diplômés n’est pas encore au rendez-vous.

Crise financière et alimentaire, épuisement des ressources naturelles, lutte contre les changements climatiques, résorption de la pauvreté… Les politiques visant à promouvoir des activités durables et respectueuses de l’environnement sont aujourd’hui placées sous le feu de l’actualité. Mais le secteur pris dans son ensemble crée encore peu d’emplois même si les perspectives de croissance sont bien là.

Expérimentés d’abord. Selon une étude du Commissariat général au développement durable, le nombre d’emplois recensés par l’ANPE a certes été multiplié par trois entre 1997 et 2005 mais « cela n’a pas suffit pour absorber tous les nouveaux formés », notent les statisticiens. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène : une proportion non négligeable de postes est réservée à des candidats ayant plusieurs années d’expérience professionnelle. C’est notamment le cas dans les directions développement durable ou dans les cabinets de conseils destinés à épauler les entreprises et collectivités locales dans la mise en œuvre de politiques dédiées. Dans de nombreux domaines (eco-tourisme, filière bio, construction durable…), les employeurs préfèrent recruter des candidats connaissant bien le secteur d’activité que des généralistes ayant suivi des cursus trop théoriques sur le développement durable.

Eau et déchets. Enfin, la même étude rappelle le décalage entre les étudiants sortant des écoles ou des universités et les besoins des entreprises. Si les filières préparant aux métiers qui visent à prévenir les risques et lutter contre les pollutions ne font pas un tabac chez les étudiants, ce sont celles qui offrent le plus de débouchés. Plus des trois quarts des emplois offerts dans le domaine de l’environnement et du développement durable se trouvent dans le traitement de l’eau et des déchets contre 4 % à 5 % dans le secteur de la protection de la nature qui attirent pourtant un grand nombre de postulants…

De la pratique. Dans ce secteur peut-être plus qu’ailleurs, les stages ou le VIE (volontariat international en entreprise) restent le meilleur moyen de mettre le pied à l’étrier. Avoir été bénévole dans des associations de protection de l’environnement ou d’appui aux personnes défavorisées permet également de marquer des points. Toutes ces expériences même si elles ne débouchent pas forcément immédiatement sur un emploi permettent de faire la différence le jour venu…



Info +

• Deux sites d'offres d'emploi et d'information sur les métiers de l'environnement : www.emploi-environnement.com et www.clicandearth.fr.
• Un site emploi et formations en environnement : www.enviro2b.com.
• Deux sites pour retrouver l’actu du développement durable et de l’environnement : www.cdurable.info et www.actu-environnement.com.
• Et pour suivre l'actualité des technologies vertes : www.greenunivers.com.




Laurence Estival
Sommaire du dossier
Développement durable : compétences hybrides recherchées Ecotourisme : les embauches démarrent doucement Energies renouvelables : de 200.000 embauches d'ici 2020 ! Filière bio : recrutements tous azimuts Filière de l'automobile "verte" : des emplois surtout pour les ingénieurs en R&D Recyclage des déchets : des emplois pour les commerciaux Protection de la nature : des débouchés limités Secteur du bâtiment : recherche spécialistes à la fibre verte Traitement des eaux : de la place pour de nouvelles recrues !