1. Filière de l'automobile "verte" : des emplois surtout pour les ingénieurs en R&D

Filière de l'automobile "verte" : des emplois surtout pour les ingénieurs en R&D

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Si l’offre de formation cherche coute que coute à s’adapter aux nouveaux besoins en matière d’environnement, l’embauche de tous les jeunes diplômés n’est pas encore au rendez-vous.

 Lors du dernier Mondial de l'automobile, les constructeurs ont joué à celui qui serait le plus vert. Et pour y parvenir, à chacun sa recette. Tandis que certains se concentrent sur les véhicules électriques, d'autres travaillent au développement de nouveaux moteurs hybrides.


Evoluer pour renouveler

Et, en attendant de trouver la solution miracle, tous font évoluer les modèles existants pour les rendre moins gourmands. Certains adoptent, par exemple, la technologie "start-stop" imaginée par l'équipementier Valeo. Le système permet au moteur de s'éteindre à l'immobilisation du véhicule, à un feu ou dans un embouteillage et de redémarrer immédiatement et en silence, réduisant ainsi la consommation de carburant et les émissions polluantes.

Matériaux plus légers. Si la recherche se concentre sur les modes de propulsion des véhicules, d'autres directions sont explorées. "En particulier celles des matériaux car il faut améliorer leur niveau de recyclabilité", explique Olivier Picard, consultant au sein de Prime, un département du groupe Altran dédié à l’innovation. Cette structure qui regroupe des spécialistes des matériaux, de l'ingénierie système, de l'acoustique, de la veille technologique, et du design, a imaginé Just, une voiture modeste, réduite à ses fonctions de base, peu gourmande en énergie, en faisant appel à des technologies issues d'autres univers, comme l'architecture ou le machinisme agricole.

Des fonctions de R&D

Les profils recherchés en sont-ils pour autant bouleversés ? Pas vraiment s'il faut en croire François-Xavier Chirol, DRH de la division automobile, infrastructures et transport du groupe Altran. "Nous recrutons majoritairement des ingénieurs, généralistes ou spécialistes de l'automobile".

Les plus prisés ? Les anciens de Polytechnique, des Mines de Paris, de Centrale, des Ecoles nationales supérieures d'arts et métiers (ENSAM) ou encore de l’Institut national des sciences appliquées (INSA). "Lorsque les candidats ont suivi une spécialisation dans le domaine de la recyclabilité des matériaux ou les nouveaux modes de propulsion, c'est évidemment un plus", complète Franck Ladegaillerie, directeur du développement de l’activité automobile d’Assystem.

Problématiques nouvelles. Dans leurs quêtes de voitures « propres », les constructeurs font face à des problématiques inédites pour eux. "Dans un véhicule classique, la puissance électrique atteint à peine 12 watt, rappelle Franck Ladegaillerie. Dans les voitures électriques, elle passe à 400 watt. Les équipes doivent donc intégrer des ingénieurs et des techniciens spécialistes de l'électricité et de l'électronique". Par exemple, des spécialistes du ferroviaire. De quoi mettre le turbo.


Jean-Marc Engelhard
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